La famille de Nordahl L. vit un enfer: «On ne peut plus porter le nom de notre fils»
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La famille de Nordahl L. vit un enfer«On ne peut plus porter le nom de notre fils»

Sous pression, les proches du meurtrier présumé de Maëlys et d'Arthur Noyer envisagent d'abandonner leur patronyme, devenu trop lourd à porter.

par
joc
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27.08.2019 Selon «Le Parisien», Nordahl L. a confié à un codétenu avoir violé puis frappé à mort la petite Maëlys, en août 2017.

27.08.2019 Selon «Le Parisien», Nordahl L. a confié à un codétenu avoir violé puis frappé à mort la petite Maëlys, en août 2017.

04.06.19 Victime de menaces et de violences, la famille de Nordahl L. envisage de changer de nom.

04.06.19 Victime de menaces et de violences, la famille de Nordahl L. envisage de changer de nom.

24.05.19 Cette photo, qui selon toute vraisemblance montre Nordahl L., a été prise en 2012 dans le club qu'a fréquenté Thomas Rauschkolb le soir de sa mort, le 27 décembre 2015.

24.05.19 Cette photo, qui selon toute vraisemblance montre Nordahl L., a été prise en 2012 dans le club qu'a fréquenté Thomas Rauschkolb le soir de sa mort, le 27 décembre 2015.

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Depuis l'incarcération de Nordahl L., sa famille vit un véritable enfer. Insultés, menacés, tabassés, les proches du meurtrier présumé de Maëlys et d'Arthur Noyer n'en peuvent plus. «Aujourd'hui la famille se cache et reste enfermée. Vous imaginez leur vie, ils ne peuvent plus porter le nom qu'ils ont», explique à France Bleu leur avocat, Maître Dereymez.

C'est une agression remontant au 1er février 2019 qui a poussé les L. à envisager un changement de patronyme. Ce jour-là, Sven et Christiane, le frère et la mère de l'ex-militaire, ont été attaqués en pleine rue à la Bridoire (Savoie), où vit Sven. Le jeune homme s'est fait tabasser sous les yeux de sa mère, qui a essayé de s'interposer. Ce lundi, les deux agresseurs ont d'ailleurs été condamnés à deux ans de prison dont un avec sursis pour l'un, et un an de prison avec sursis pour l'autre.

«On est dans cette situation parce qu'ils s'appellent L. On leur fait payer plus qu'ailleurs», estime l'avocat de la famille. Selon l'homme de loi, Sven L. a été plusieurs fois menacé physiquement et verbalement. Après l'agression du 1er février, c'était la première fois qu'il portait plainte. «On ne peut plus porter le nom que l'on porte depuis des centaines d'années, le nom de notre fils», déplore la famille de Nordahl L., qui ne se fait pas beaucoup d'illusions quant à l'efficacité de cette démarche: «Ça ne changera pas beaucoup la situation», prédit Me Dereymez.

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