Actualisé 16.11.2006 à 21:31

«On ne peut s'en passer et le temps passe si vite...»

Des entreprises limitent à leurs employés le temps d'accès sur Internet, en invoquant les abus délibérés de certains pour leur usage strictement personnel.

«Les collaborateurs disposaient d'un libre accès à Internet. Il leur était juste demandé d'accepter une charte, qui permettait de les identifier à chaque sortie du réseau interne », explique Vincent, qui travaille dans le département informatique d'une grande entreprise de services.

«L'an dernier, la direction s'est mise à faire des statistiques. Ils ont été effarés par le nombre d'abus. Les plus graves- deux à ma connaissance, probablement lié à de la pornographie- se sont soldés par des licenciements. Mais tout le personnel a reçu un avertissement».

Depuis, la compagnie de Vincent a installé un filtre, qui écarte tous les sites de sexe, mais aussi les webmails, jeux online, chats, etc…Rien en revanche ne régule le courrier électronique. Dans la multinationale où travaille Florence c'est un petit personnage animé qui déconseille aux employés de naviguer sur certains sites.

Dans l'administration vaudoise il n'y a pas de censeur systématique, alors qu'à Neuchâtel et en Valais, un programme qui filtre les sites pornographiques ou racistes est généralisé, tout comme à la RSR. Chaque entreprise, grande ou petite, tente de réguler l'usage de cet outil de travail, tout en tâchant de ne pas empiéter sur la sphère privée de l'employé.

«C'est vrai que l'augmentation de courriel peut avoir une incidence sur la productivité. Mais c'est très difficile à contrôler», relève Christophe Andreae, du Groupement romand d'informatique, qui a élaboré l'an dernier des directives reprises par de nombreuses PME. La Banque cantonale bernoise a en tout cas choisi son camp.

L'accès libre à Internet n'est pas autorisé sur les postes personnels des collaborateurs, mais seulement sur certains, situés dans les couloirs… «Question de sécurité», selon le responsable de la communication. Mais il y a fort à parier que l'usage privé d'Internet s'en trouve du coup limité.

Francesca Argiroffo (RSR)

Virus, à vivre sur le site virus.rsr.ch et à écouter chaque vendredi à 7h15 sur RSR-La Première.

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