01.04.2020 à 20:27

Coronavirus

On ne plaisante plus avec les poissons d'avril en Asie

Les auteurs de blagues sur la pandémie risquaient de lourdes peines de prison en Thaïlande ou à Taïwan.

de
ats/pga
Le gag imaginé par Kim Jaejoong a fait un tollé.

Le gag imaginé par Kim Jaejoong a fait un tollé.

Mirrormedia

En temps normal, c'est un jour voué à l'humour et aux plaisanteries entre copains ou collègues de travail. Mais le coronavirus est passé par là. En Asie, personne n'était d'humeur à plaisanter mercredi. Membre du groupe JYJ, la star de la K-pop sud-coréenne Kim Jaejoong en a fait l'amère expérience, après avoir laissé croire à ses fans qu'il était en train de lutter contre le Covid-19 sur un lit d'hôpital. Sa blague s'est rapidement retournée contre lui, la plupart la qualifiant d'«inappropriée» et de «pas amusante».

Si le chanteur s'en tirera sans doute avec quelques réprimandes, il n'en va pas de même pour tous. Certains gouvernements asiatiques ont même menacé de peines de prison les auteurs de poissons d'avril sur la pandémie.

Lourdes sanctions

À Taïwan, les personnes à l'origine d'informations trompeuses encourent jusqu'à 3 ans de réclusion et une amende de 100'000 francs. «Le jour du poisson d'avril, nous pouvons faire preuve d'humour, mais nous ne pouvons pas faire de blagues sur la pandémie sous peine d'enfreindre la loi», a prévenu sur Facebook la présidente, Tsai Ing-wen.

Une ligne tout aussi dure a été adoptée par l'Inde et la Thaïlande. À Bangkok, qui a déclaré l'état d'urgence jusqu'au 30 avril, les contrevenants étaient passibles de 5 ans de prison.

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