Vol Gatwick - Malaga: «On ne pouvait pas hurler que la dame était morte»
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Vol Gatwick - Malaga«On ne pouvait pas hurler que la dame était morte»

Une sexagénaire est décédée lors d'un vol Easyjet entre le Royaume-Uni et l'Espagne, lundi. Traumatisé, le couple qui voyageait à côté d'elle accuse la compagnie de négligence.

par
joc

Une Britannique de 64 ans est décédée lors d'un vol Easyjet reliant Gatwick (Royaume-Uni) à Malaga (Espagne), lundi. Le couple qui voyageait à côté de la victime accuse la compagnie aérienne de «n'avoir pas vu que la passagère était gravement malade» avant d'embarquer, rapporte le «Daily Mail».

Ann rentrait d'une croisière dans les Caraïbes, où elle avait contracté une infection pulmonaire et rentrait chez elle, sur la Costa del Sol. Jacob Rogers, un autre passager, a rencontré la sexagénaire avant de monter dans l'avion. Elle aurait alors raconté ses malheurs au jeune homme de 28 ans: «Elle vomissait de l'eau et n'avait rien pu garder pendant deux jours. Elle a dit avoir attrapé une infection pulmonaire sur le bateau», témoigne le Britannique établi en Espagne. Avant même le décollage, la respiration laborieuse d'Ann a fortement inquiété Jacob et sa petite amie. Ils avaient l'impression qu'elle avait «du liquide dans les poumons».

«J'ai hésité à lui conseiller de ne pas voler dans son état, mais ce n'était pas à moi de le faire», estime le jeune homme. Lors de l'approche finale, la tête d'Ann est soudainement partie en avant et s'est logée entre le siège et le hublot. Le bras de la sexagénaire était devenu flasque et le jeune couple ne parvenait plus à sentir son pouls. Malgré la vive inquiétude de Jacob et Jessica, l'équipage a lancé la procédure d'atterrissage. Selon les deux amoureux, le personnel n'a pas essayé de relever la sexagénaire et n'a pas vérifié que sa ceinture était bien attachée.

Tandis que l'avion approchait du sol, le couple a tenté en vain d'attirer l'attention de l'équipage. Ce n'est qu'au moment où il s'est mis à crier et à paniquer que le personnel est venu voir ce qui se passait. «Nous ne voulions pas hurler que nous pensions que cette femme était morte, il y avait des enfants autour de nous», explique Jessica. L'équipage s'est servi d'un défibrillateur pour tenter de réanimer Ann, en vain. Le jeune couple, traumatisé, en veut à la compagnie aérienne.

«On ne sait pas si sa mort était évitable ou pas. Mais le peu d'attention d'Easyjet était pour le moins inquiétant. Elle avait parlé de son infection pulmonaire à au moins 5 membres du personnel à l'aéroport», affirme Jessica. Elle ajoute: «Le fait d'avoir vérifié sa ceinture ou remonté son siège aurait peut-être fait la différence entre vie et mort.»

La compagnie se défend

Un porte-parole de la compagnie confirme le décès d'une passagère. Il précise que la sexagénaire ne présentait rien «justifiant une inquiétude ou toute action préalable pour l'empêcher de voyager à ce moment-là». La compagnie ajoute: «Notre personnel au sol et notre équipage ne permettent à aucun passager de voyager s'il se pense malade et inapte à voyager.»

Easyjet affirme que ses employés ont bel et bien vérifié si la ceinture de la dame était attachée, et que dans le rapport qu'il a transmis à la compagnie, Jacob précisait que la passagère dormait à ce moment-là. «Un médecin de bord a effectué la réanimation cardio-respiratoire aux côtés de l'équipage pendant que l'avion roulait jusqu'à son poste de stationnement. L'avion a été accueilli par des ambulanciers paramédicaux et le CFCP a continué, mais la passagère est malheureusement décédée», conclut Easyjet.

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