23.12.2019 à 16:03

Abus sexuels dans une garderie

«On ne pouvait pas prévoir un tel acte»

Le responsable d'une garderie, surpris en train d'accomplir des gestes d'ordre sexuel sur un enfant, aurait fait d'autres victimes.

de
lha/szu
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L'homme de 35 ans, avait commencé son travail dans la garderie gérée par la société Globegarden au mois d'avril dernier. Après sa formation en Allemagne, l'éducateur s'est installé en Suisse et y a fait carrière.

L'homme de 35 ans, avait commencé son travail dans la garderie gérée par la société Globegarden au mois d'avril dernier. Après sa formation en Allemagne, l'éducateur s'est installé en Suisse et y a fait carrière.

Lecteur reporter
Il a été surpris le 6 décembre par une collaboratrice entrain d'accomplir des gestes d'ordre sexuel sur un enfant.

Il a été surpris le 6 décembre par une collaboratrice entrain d'accomplir des gestes d'ordre sexuel sur un enfant.

L'agression s'est produite à la garderie de la Steinbühlallee à Allschwil.

L'agression s'est produite à la garderie de la Steinbühlallee à Allschwil.

20 Minuten

On en sait plus sur le responsable de la garderie d'Allschwil (BL), surpris le 6 décembre par une collaboratrice entrain d'accomplir des gestes d'ordre sexuel sur un enfant. Il s'agit d'un Allemand de 35 ans, arrêté le jour même et placé en détention préventive.

Licencié avec effet immédiat, l'homme avait commencé son travail dans la garderie, gérée par la société Globegarden, au mois d'avril dernier. Après sa formation en Allemagne, l'éducateur s'est installé en Suisse et y a fait carrière.

Mystérieux arrêt de contrat de travail

En cinq ans, l'accusé présumé est passé de chef de groupe à directeur de crèche dans un quartier chic de Bâle, emploi qu'il a quitté il y a un an. Pour des raisons «de protection de la vie privée», son ex-employeur, contacté par «20 Minuten», n'a pas souhaité donner davantage de renseignements. Mais il assure que cette fin de contrat n'avait rien à voir avec les accusations dont il fait actuellement l'objet.

Selon Globegarden, le dossier de candidature de l'homme avait été examiné par plusieurs personnes. La société gérant la garderie a aussi demandé un extrait de casier judiciaire. Rien ne s'opposait à son engagement. «Tout était en règle. À l'époque, on ne pouvait pas prévoir un tel acte», souligne Christina Mair, membre du conseil d'administration.

Dans un immeuble du centre-ville de Bâle, où il vit au dernier étage, l'accusé présumé vit sans se mêler à son voisinage. Un voisin confie tout de même l'avoir souvent entendu s'affairer tard dans la nuit.

D'autres victimes présumées

On ne sait pas encore exactement ce qui s'est passé le 6 décembre, dans le dortoir de la garderie d'Allschwil. Pour la seule témoin oculaire, aucun doute n'est possible sur la nature du geste. Selon Globegarden, il y aurait d'autres victimes: deux autres familles dont les enfants auraient subi des attouchements du genre sont en contact avec la police.

Code de conduite à respecter

Code de conduite à respecter

Le le code de conduite de l'Association suisse des structures d'accueil de l'enfance (ASSAE) est clair: si le fait de toucher et de consoler un enfant est tout à fait naturel, les collaborateurs ne sont pas autorisés à les embrasser. Aussi «tout acte de nature sexuelle ainsi que des propos sexualisés» sont interdits. Pendant la sieste, les enfants peuvent être caressés sur la tête ou être pris par la main s'ils en font expressément la demande.

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