Vendée Globe: «On ne te regarde pas comme si tu allais mourir»

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Vendée Globe«On ne te regarde pas comme si tu allais mourir»

Le Vaudois Bernard Stamm s'élancera dans le tour du monde en solitaire sans escale ni assistance samedi. Il est revenu sur sa préparation et a expliqué sa passion pour la course au large. Interview.

par
J.-Ph. Pressl-Wenger
Les Sables d'Olonne
Le navigateur saint-preyard s'est montré particulièrement joueur au moment de répondre aux questions.

Le navigateur saint-preyard s'est montré particulièrement joueur au moment de répondre aux questions.

Bernard Stamm, vous disposez d'un nouveau bateau, quelles sont ses caractéristiques ?

Mon bateau est un peu plus puissant et un peu plus dur que les autres. S'il est plus lourd? Cela ne veut pas dire grand-chose au moment où le jaugeur le pèse à vide. Il faudrait comparer une fois que le bateau est chargé. Mais je ne crois pas que le mien sera plus lourd que les autres.

Comment s'est passé votre préparation sur l'eau?

On aurait aimé avoir une année de plus, mais c'est comme ça. Si on avait pu disposer de ce temps supplémentaire, on aurait commencé à tester d'autres choses et à user le bateau. Aujourd'hui on manque un peu de recul sur certaines choses, mais par contre, il n'est pas usé.

Et l'homme est-il usé par ces longs mois de mise au point ?

Non. J'ai effectué la même préparation physique qu'il y a 4 ans, sauf qu'au lieu de durer 11 mois, elle a duré deux ans. Je suis tout aussi affûté aujourd'hui, mais je suis moins fatigué.

La météo ne s'annonce pas trop méchante pour samedi, c'est un avantage ?

La météo sera pas mal, c'est vrai. Mais ce sera compliqué après le Cap Finisterre. Ce ne sera pas la tempête non plus, hein. C'est surtout bien pour tout ce qui se passe avant le départ. Les gens ne nous regardent pas comme si on allait mourir (rires).

Qu'est ce qui vous pousse à vous embarquez dans des aventures pareilles?

La passion, comme toujours. J'aime bien ce que je fais. Et je suis aussi un compétiteur, j'aime la course.

Et pourquoi le Vendée Globe, alors ?

Le Vendée Globe c'est quelque chose de compliqué. Déjà rien que d'arriver au départ avec la machine, c'est un énorme challenge, un immense et passionnant travail d'équipe. Ensuite, tout se travail-là n'est plus porté que par un gars tout seul.

Et qu'est-ce qui vous fait rêver?

Le tour du monde! J'en rêve depuis que je suis tout petit et je continuerai. Je suis d'une génération pour qui les choses n'étaient pas aussi facilement accessibles qu'aujourd'hui. Quand j'ai commencé à traverser l'Atlantique, j'étais un extraterrestre. Avant, je croyais que le tour du monde c'était réservé à Phileas Fogg, pas à Bernard Stamm!

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