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Vaud – ValaisOn n’ira plus faire un test Covid pour un refroidissement

Les cantons de Vaud et du Valais resserrent les critères nécessaires pour passer un dépistage. Ils s’alignent sur la pratique des autres cantons romands.

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ywe/pam
Keystone

La nouvelle, qui a commencé à circuler sur Twitter mercredi soir après un tweet du présentateur du 19:30 Philippe Revaz, a provoqué l’incompréhension. Le Canton de Vaud venait de mettre à jour ses critères pour déterminer qui peut subir un dépistage Covid pris en charge.

«La présence de symptômes moins fréquents comme des douleurs musculaires, maux de tête, sensation de fatigue généralisée, rhume, symptômes gastro-intestinaux et éruptions cutanées ne qualifie plus au test du CoVID-19», lisait-on. Seule exception: en cas de contact étroit avec une personne testée positive ou si le test est prescrit par un médecin.

Cible favorite de médias et d’internautes alémaniques, le canton de Vaud (ou «Corona-Hotspot», selon les termes utilisés outre-Sarine) en a pris pour son grade. A côté des éternelles railleries sur la gestion de la pandémie des cantons romands, des experts se sont néanmoins alarmés. «Cette décision est incompréhensible. Elle va exactement dans la mauvaise direction» a par exemple estimé l’épidémiologiste Marcel Salathé. «Je ne serais pas surprise si nous en arrivions, avant Noël, à un point où il faille parler d’un deuxième confinement, même partiel», a quant à elle estimé la virologue Isabella Eckerle.

S’adapter et anticiper l’hiver

Or, selon la RTS, Vaud n’a pas baissé les bras face à l’augmentation des cas, comme l’ont interprété un peu rapidement des médias alémaniques. Il n’a fait que s’aligner sur la pratique en vigueur dans les autres cantons romands. Fribourg et Genève ne recommandaient déjà plus les tests aux personnes souffrant de symptômes «mineurs». Quant à Neuchâtel, il ne l’avait jamais fait. A noter que le Valais, qui poursuivait toujours la même politique que le canton de Vaud, vient également de mettre à jour ses critères.

Interrogée dans l’émission La Matinale de la RTS, Valérie D'Acremont, médecin adjointe à Unisanté Lausanne, a expliqué que l’accumulation de données depuis l’apparition de la pandémie a permis de mieux affiner les symptômes les plus fréquents. La très grande majorité des fois, les patients souffrent au moins d’un des symptômes principaux, à savoir «une toux, une perte subite de l'odorat ou du goût, une difficulté à respirer ou une fièvre».

Pour les autres, appelés «mineurs», la probabilité d’une infection au Covid est plus faible. Alors que l’hiver est proche, les critères ont également été adaptés pour ne pas voir arriver en masse, dans les centres de dépistage, des armées de malades souffrant de refroidissements.

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391 commentaires
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Pauline de Puplinges

09.10.2020 à 09:12

quand est-ce qu'on ferme les frontières avec la France SVP ?.. J'ai pris le train et ça tousse fort ... les français n'en ont rien a fiche des gestes barrières... et pourquoi alors que même la france déclare que toutes les régions sont touchées... la Suisse s'obstine a déclarer qu'il y a rien à signaler juste aux régions frontalières ?.... Santé des Suisses ou pognon des gros riches ???....

Ex-Lausannois

09.10.2020 à 06:52

Quand est-ce que Bern va remettre Vaud sous son joug ? Parce que franchement, niveau gestion catastrophique de tout (impôts, logement, immigration, insécurité et maintenant épidémie), les vaudois sont champions...

Constant

09.10.2020 à 05:25

C'est bien