«On peut rire de tout, tant qu'on cherche à faire rire!»
Actualisé

«On peut rire de tout, tant qu'on cherche à faire rire!»

Tomer Sisley est de passage à Genève pour présenter son spectacle «Stand Up». Interview d'un humoriste atypique.

Il est l'acteur qui a su faire de l'humour une arme... de séduction. Entre cinéma et théâtre, il réalise son rêve d'enfant et expose les multiples facettes d'un talent qui l'a propulsé sur les devants de la scène.

– Comment appréhendes-tu le public genevois?

– C'est la première fois que je joue à Genève, mais je me suis déjà produit à Montreux. Le public suisse est un public très généreux. Les gens ici viennent à un spectacle avec l'envie de rire. Lorsqu'on est artiste, c'est un vrai bonheur.

– Tu as fait les premières parties du spectacle de Jamel. Une analogie particulière?

– Autant Jamel que Gad El Maleh ont leur style. Nous parlons peut-être des mêmes choses, mais chacun a sa manière d'en parler.

– Ton humour est assez anglo-saxon. D'où vient ton inspiration?

– Tout me fais rire. Je suis autant fan des «Monty Python» que de comiques comme Eric et Ramzy. Depuis huit ans que je prends des cours d'acteur studio, j'ai approfondi la technique, mais, l'humour, je l'ai depuis toujours.

– Et tous les sujets peuvent être prétexte à rire?

– On peut rire de tout avec tout le monde tant qu'on vise à faire rire.

– Tu arrives à t'amuser de sujets sensibles.

– Je vogue sur l'autodérision. Je suis Juif et Arabe, deux minorités en Europe. Dans le monde de l'humour, les types les plus drôles sont issus de minorités, qu'elles soient sociales ou ethniques. Le M. Tout-le-monde est rarement marrant.

Propos reccueillis par Shahïn Ammane

Samedi, salle des Fêtes de Thônex. Ouverture des portes 20 h 30

Samedi, salle des Fêtes de Thônex. Ouverture des portes 20 h 30

Ton opinion