Police vaudoise – «On réagit dès qu’on ne peut plus répondre au cas par cas»

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Police vaudoise«On réagit dès qu’on ne peut plus répondre au cas par cas»

Après la propagation d’une «rumeur» sur le Net, la police cantonale revient sur l’objectif premier de son appel au calme. Celui d’encourager les potentielles victimes à se manifester.

par
Lauren von Beust
La rumeur est partie après une soirée d’étudiants. 

La rumeur est partie après une soirée d’étudiants. 

Getty Images

Lorsque des faits ne sont pas avérés ou que ces derniers n’ont pas été rapportés directement à la police, il n’est pas courant que cette dernière réagisse sur les réseaux sociaux pour appeler la population au calme. Or, c’est ce qu’a fait mardi matin la police cantonale vaudoise, lançant un appel au calme après ce qu’elle a défini comme une «rumeur». Un post, dont on ignore encore la source, circulait en ligne depuis plusieurs heures et prétendait qu’une cinquantaine d’étudiantes de l’Ecole Hôtelière de Lausanne (EHL) avaient été droguées à leur insu par injection lors d’une soirée organisée jeudi dernier au MAD Club, à Lausanne.

Action et réaction

Mais, si cette manière de procéder n’est pas fréquente, sur quels critères se base la police pour décider de s’adresser ainsi à la population? «Il n’y a pas de mode d’emploi, explique Florence Maillard, porte-parole de la police cantonale vaudoise. On réagit à partir du moment où l’ampleur est telle que l’on ne peut plus répondre au cas par cas. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, tels que le nombre de demandes de médias, de réactions de citoyens ou collègues qui nous le signalent.»

Mettre les choses au clair

En mars 2019, une rumeur avait circulé au sujet de prétendues tentatives d’enlèvements d’enfants dans la région nyonnaise. Vu l’ampleur de l’histoire, la police avait également mis les choses au clair par le biais des réseaux sociaux.

Police cantonale vaudoise

À en croire les réactions d’internautes, l’appel au calme n’a pas eu l’effet escompté. S’il n’y a pour l’heure encore aucun signalement relatif aux faits évoqués sur les réseaux sociaux, certains utilisateurs estiment que de parler ainsi de rumeur n’incite pas à porter plainte. Pourtant, au-delà de «renseigner rapidement la population et de manière transparente», l’intention de la police était bien d’encourager les lésés potentiels à sortir du silence. «Le texte a peut-être été mal interprété, mais l’idée était de dire: «Si vous êtes victimes, appelez-nous ou appelez l’école. Faites-le savoir pour que des démarches soient entreprises», précise Florence Maillard.

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