Actualisé 10.01.2012 à 20:34

Grande-BretagneOn votera sur l'indépendance de l'Ecosse

Le gouvernement britannique a accepté mardi l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, mais les autorités régionales veulent attendre fin 2014.

Le gouvernement de David Cameron a annoncé qu'il allait accorder des pouvoirs temporaires au parlement écossais pour organiser ce scrutin.

Le ministre chargé de l'Ecosse, Michael Moore, a déclaré au Parlement que bien que le gouvernement considère que l'Ecosse doive rester au sein du Royaume-Uni, il y aurait «un référendum légal, équitable» et au résultat «contraignant», contrairement au souhait des nationalistes.

«Le gouvernement britannique veut donner aux autorités écossaises le pouvoir d'organiser un référendum, ce qu'elles ne pourraient constitutionnellement faire autrement», a souligné le ministre.

Ce dernier n'a pas mentionné de calendrier. Mais M. Cameron avait insisté lundi pour que cette consultation se déroule dans de brefs délais, l'incertitude étant «très dommageable» pour les milieux d'affaires et les habitants de cette région semi-autonome, rattachée depuis trois siècles au Royaume-Uni, mais dotée depuis 1999 de son propre gouvernement.

Organisé en 2014?

Le Premier ministre écossais Alex Salmond, qui, selon les commentateurs, espère en temporisant gagner de nouveaux soutiens pour l'indépendance, a répondu que la décision appartenait au peuple écossais et que le «référendum devrait avoir lieu à l'automne 2014». «Cette date permettra aux gens d'entendre tous les arguments», a-t-il fait valoir.

Le Parti national écossais (SNP), majoritaire au parlement d'Edimbourg, avait dit à plusieurs reprises ces dernières semaines qu'il voulait un référendum consultatif, dans la seconde moitié de la législature qui s'achève en 2015. Avec une préférence marquée pour l'automne 2014, date à laquelle l'Ecosse célébrera le 700e anniversaire d'une victoire historique sur les troupes anglaises.

Le parlement écossais a des prérogatives en matière d'éducation, de santé, d'environnement et de justice, mais les secteurs clés, comme la diplomatie et la défense, sont contrôlés par Londres.

Selon un sondage réalisé par British Future, groupe de recherches indépendant, 54% des Ecossais sont en faveur de l'appartenance au Royaume-Uni. (afp)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!