Cyberpornographie - OnlyFans revient sur sa décision d’interdire les contenus sexuels
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CyberpornographieOnlyFans revient sur sa décision d’interdire les contenus sexuels

Après avoir annoncé qu’il allait bannir les contenus sexuellement explicites de la plateforme, le directeur général du site britannique a fait volte-face mercredi.

Fondé en 2016 au Royaume-Uni, OnlyFans a décollé à la faveur de la pandémie de coronavirus, qui a maintenu chez eux des centaines de millions d’internautes.

Fondé en 2016 au Royaume-Uni, OnlyFans a décollé à la faveur de la pandémie de coronavirus, qui a maintenu chez eux des centaines de millions d’internautes.

REUTERS

La plateforme OnlyFans, connue notamment pour les photos et vidéos érotiques publiées par des créateurs moyennant des abonnements payants, a annoncé mercredi être revenue sur sa décision de bannir tout contenu sexuellement explicite.

Le fondateur et directeur général du site, Tim Stokely, avait lié cette décision initiale à la menace de grandes banques de mettre un terme à leurs relations avec OnlyFans, par crainte de voir leur réputation entachée.

«Nous avons réuni les garanties nécessaires pour soutenir notre communauté diverse de créateurs et avons suspendu le changement de réglementation prévu pour le 1er octobre», a tweeté OnlyFans.

«OnlyFans fait front pour l’inclusion et nous continuerons à offrir un hébergement à tous les créateurs», a poursuivi le message.

Sollicité par l’AFP pour plus de précisions sur les raisons de ce revirement, le groupe n’a pas donné suite dans l’immédiat.

Nombre d’utilisateurs multiplié par 15 en deux ans

Fondé en 2016 au Royaume-Uni, OnlyFans a décollé à la faveur de la pandémie de coronavirus, qui a maintenu chez eux des centaines de millions d’internautes.

La plateforme revendique aujourd’hui plus de 150 millions d’utilisateurs, un chiffre multiplié par plus de 15 en deux ans seulement.

OnlyFans dit compter plus de 1,5 million de créateurs de contenu, auxquels le site dit reverser plus de 5 milliards de dollars par an.

Sur le site, les «fans» peuvent payer pour s’abonner aux profils qui les intéressent et avoir ainsi accès à des contenus mis à jour selon différentes périodicités.

Se racheter une vertu

Dans une interview au «Financial Times» publiée mardi, Tim Stokely avait notamment accusé la banque américaine BNY Mellon d’avoir refusé d’effectuer des virements de comptes d’utilisateurs à ceux de créateurs.

«Nous n’avions pas le choix», avait-il alors dit de la décision de bannir «tout contenu sexuellement explicite» mais pas la nudité.

Depuis plusieurs mois, OnlyFans cherche à faire évoluer son image afin de la rendre plus respectable. Aujourd’hui, les contenus mis en avant sur la plateforme n’ont rien de sexuel ni d’érotique, la plateforme mettant l’accent sur les vidéos de recettes de cuisine, de fitness ou de conseils santé.

(AFP)

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