Actualisé 07.12.2011 à 05:55

Centrales «visitées»

Onze membres de Greenpeace jugés

Onze militants de Greenpeace, interpellés lundi après une spectaculaire opération d'intrusion dans deux centrales nucléaires françaises, seront jugés en janvier.

Parmi les onze personnes, neuf militants, qui s'étaient introduits dans la centrale de Nogent-sur-Seine, à 95 km de Paris, seront jugés le 20 janvier, a annoncé le procureur de la ville de Troyes, Alex Perrin.

Les neuf hommes et femmes, âgés de 25 à 60 ans, ont passé la nuit en garde à vue et ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire mardi, a indiqué mardi le magistrat.

«Ils vont faire l'objet d'une convocation devant le tribunal» correctionnel pour «violation de locaux professionnels», «dégradation, destruction de biens d'utilité publique en réunion» pour avoir découpé un grillage pour s'introduire dans l'enceinte de la centrale, a précisé M. Perrin.

Refus du prélèvement d'ADN

Cinq d'entre eux seront également poursuivis pour avoir refusé le prélèvement de leur ADN. Leur contrôle judiciaire leur interdit de se rendre à proximité d'une centrale nucléaire et de se rencontrer.

Par ailleurs, deux autres militants de Greenpeace qui avaient réussi à pénétrer dans la centrale de Cruas, dans le sud de la France, ont été mis en liberté sous contrôle judiciaire mardi soir et sont convoqués devant un tribunal le 24 janvier, a-t-on appris auprès du parquet.

«Violation de domicile»

Les deux hommes, âgés de 32 et 39 ans, sont convoqués devant le tribunal pour «dégradation de biens d'utilité publique en réunion» pour avoir découpé un fil de fer barbelé et un grillage afin de pénétrer dans l'enceinte de la centrale, et pour «violation de domicile», a déclaré à l'AFP le procureur de la ville de Privas, Christophe Raffin.

M. Raffin a précisé qu'ils encouraient une peine maximale de «sept ans d'emprisonnement».

Greenpeace avait lancé cette opération lundi pour démontrer les failles dans la sécurité des centrales nucléaires en France, pays au monde le plus dépendant de l'atome pour ses besoins en électricité (environ 75%).

Les autorités françaises ont été surprises par ce coup d'éclat de l'organisation écologiste, et ont promis un resserrement du dispositif de sécurité autour des 58 réacteurs français. (ats)

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