Italie-Suisse: Opération de police contre des «Anonymous»

Actualisé

Italie-SuisseOpération de police contre des «Anonymous»

Des cyberactivistes d'«Anonymous» sont pistés par la police italienne. L'un de ces pirates vit en Suisse.

Des pirates sous la loupe de la police italienne.

Des pirates sous la loupe de la police italienne.

La police italienne a lancé mardi une opération contre la cellule du collectif international de cyberactivistes «Anonymous» dans la péninsule, ont annoncé les médias italiens. Quinze pirates sont visés, dont l'un vit en Suisse.

Les membres italiens d'«Anonymous» sont accusés d'être impliqués dans des attaques contre plusieurs sites institutionnels (Chambre des députés, Sénat) et de grandes entreprises (Eni, Enel, Finmeccanica, Mediaset, Rai).

Parmi eux figure notamment un Italien de 26 ans, né et habitant en Suisse, surnommé «Phre». Il organisait et donnait le feu vert aux attaques tandis que les cibles étaient choisies à l'issue d'une discussion entre tous les membres du groupe exclusivement sur internet.

Le plus jeune des membres de ce réseau, auquel appartiennent cinq mineurs, est âgé de 15 ans. Il était chargé de réaliser des «tests de pénétration», c'est-à-dire de vérifier les réelles possibilités de porter à terme les actions envisagées.

La cellule italienne d'»Anonymous» a lancé des dizaines d'attaques à partir de janvier 2011, la dernière en date étant celle de lundi contre le site d'Agcom, l'autorité italienne des télécommunications.

Perquisitions en Suisse

Le parquet de Rome accuse les membres du groupe d'accès illégal et de détérioration de systèmes informatiques, ainsi que d'interruption illégale de service public. Ces délits sont punissables de peines de prison supérieures à cinq ans.

Des dizaines de perquisitions ont eu lieu dans plusieurs régions italiennes, mais aussi en Suisse: outre des dizaines d'ordinateurs, les enquêteurs ont aussi saisi des documents qui devraient permettre de remonter à d'autres membres du groupe.

«Anonymous» est considérée comme une «menace» par l'OTAN pour les risques de piratage ou de blocage informatique qu'elle fait peser sur les systèmes de l'Alliance atlantique.

Parfois qualifiée de «Robin des Bois» informatique, «Anonymous» s'était fait connaître par des attaques contre les sites de cartes de crédit américaines Visa et MasterCard, en réponse à leur décision de bloquer les versements au site de publication d'informations confidentielles WikiLeaks.

Cette organisation a déjà été visée par des opérations policières aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Espagne.

(ats/afp)

Ton opinion