Opposé au Musée Chaplin, il aurait monnayé un accord
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Opposé au Musée Chaplin, il aurait monnayé un accord

Econduit, le voisin du Manoir de Ban à Corsier-sur-Vevey fait un
ultime recours au Tribunal fédéral.

«On n'a plus qu'un opposant, mais il est féroce!» Le promoteur du Musée Chaplin a appris la nouvelle de la bouche même du voisin, qui conteste farouchement le plan de quartier mis à l'enquête en 2005. Après le rejet du recours au Tribunal administratif fin 2007, l'opposant a décidé de porter l'affaire jusqu'au Tribunal fédéral, la semaine dernière. «Il m'a appelé après deux ans et demi de silence. Il voulait négocier une importante compensation financière, mais c'était exclu», raconte Philippe Meylan, architecte et promoteur du projet. Et d'ajouter: «Ce n'est pas dans notre éthique de payer quelqu'un pour qu'une opposition soit retirée.»

Cet ultime recours ne fait néanmoins pas peur aux promoteurs. «Il n'attaque pas le plan de quartier, mais argue entre autres d'une violation du droit constitutionnel d'être entendu.» La décision du TF pourrait tomber dans huit mois. D'ici là, le projet continuera à aller de l'avant. La mise à l'enquête du musée, qui pourrait recevoir quelque 250 000 visiteurs par an, devrait être lancée cet été. «Nous pensons commencer les travaux à l'automne et je table toujours sur une ouverture en 2010.» L'opposant est resté injoignable hier toute la journée. Son avocat confirme le recours. Il ignore néanmoins si des compensations financières ont été demandées.

Carole Pantet

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