Vaud – Opposé au tir de loups, il fait la grève de la faim pour appeler au dialogue
Publié

VaudOpposé au tir de loups, il fait la grève de la faim pour appeler au dialogue

Un citoyen milite pour éviter que des grands prédateurs soient abattus dans le Jura vaudois. Pour marquer les esprits, il a entamé dimanche dernier une grève de la faim.

Le 30 août dernier, la Confédération autorisait le tir de deux loups dans le canton de Vaud. Une première. Mais un citoyen de Bofflens (VD) refuse catégoriquement qu’on abatte un ou plusieurs des grands prédateurs qui ont élu domicile dans le Jura vaudois. Pour marquer son opposition, Fabrice Monnet a entamé une grève de la faim, comme l’indique «24 heures». Le quadragénaire s’est installé dans la montée du Col du Marchairuz, côté vallée de Joux, en compagnie de son berger malinois. Sa présence est signalée par un grand panneau sur lequel il a écrit: «Stop au tir du loup, pour une meilleure cohabitation homme, loup, nature.»

Le militant de la cause animale, qui est aussi bûcheron et éleveur de moutons, appelle au dialogue entre les agriculteurs, les chasseurs et la classe politique. Le père de famille prône une protection du bétail et des pâturages du Mollendruz et du Marchairuz plutôt qu’une action pour éliminer l’un ou l’autre des loups composant les meutes de la région. «Dans cette affaire, les agriculteurs manquent de soutien. L’État promet beaucoup, mais, au final, ne fait pas grand-chose», raconte-t-il au quotidien vaudois. «Depuis le temps qu’on dit qu’il (ndlr: le loup) va revenir, puis qu’on sait qu’il est là, ce n’est pas normal de ne rien avoir entrepris

(faz)

Ton opinion