Suisse romande - Opposés au port du masque en classe, ils retirent leurs enfants de l’école
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Suisse romandeOpposés au port du masque en classe, ils retirent leurs enfants de l’école

La mesure visant à limiter les contaminations au Covid dans les classes à partir de la 5e Harmos fait gronder des parents d’élèves. À Fribourg, un recours a été adressé au Tribunal cantonal.

20min/Marco Zangger

Depuis la semaine dernière, les élèves romands à partir de la 5e Harmos doivent porter un masque en classe. Quelques jours après la rentrée scolaire, une vingtaine de parents haut-valaisans avaient signé une pétition contre ladite mesure. Après quelques heures seulement, celle-ci avait récolté le soutien de 500 personnes.

Des «muselières» pour enfants

La colère de certains parents ne désemplit pas. Lundi à Fribourg, une centaine de personnes ont manifesté leur opposition au masque à l’école primaire pour les enfants dès l’âge de 8 ans. Une mesure imposée par la Direction de l’instruction publique au moins jusqu’au 28 janvier, rapporte «La Liberté».

Une mère de famille qui défilait dans les rues de la ville a confié considérer les masques comme des «muselières» allant à l’encontre de la dignité humaine. Elle prône, elle, le libre arbitre.

Recours au Tribunal cantonal

Le même jour, quelque 63 parents ont adressé un recours au Tribunal cantonal (TC), demandant l’annulation de la mesure imposée par les autorités.

Pour rappel, en décembre 2020, le TC fribourgeois avait débouté des parents qui s’opposaient aussi au port du masque en classe. Mais les enfants concernés avaient toutefois plus de 8 ans.

Retirer les enfants de l’école

Du côté neuchâtelois, certains parents vont encore plus loin en retirant leurs enfants de l’école obligatoire. Selon le Canton, ils seraient une trentaine dans ce cas-là, soit 0,15% d’un total de 19’400 élèves, rapporte «Arcinfo».

Le chef du service cantonal de l’enseignement obligatoire, Jean-Claude Marguet, explique que des dérogations peuvent être délivrées en cas de réaction cutanée ou de phobie, mais que celles-ci doivent être validées tant par un médecin que par l’école.

Les parents qui ont entrepris cette démarche pourraient être dans l’illégalité, car les absences à l’école sont considérées à la fois comme injustifiées et répétées. Ces derniers risquent une dénonciation auprès du Ministère public, accompagnée d’une possible amende de 300 francs.

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(lvb)

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