«Or noir»: «Or noir» s'enlise dans l'ennui
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«Or noir»«Or noir» s'enlise dans l'ennui

Jean-Jacques Annaud ne manque pas d'ambition, mais son nouveau film, lui, manque de souffle.

par
Fred Ferrari

«Or noir» nous entraîne dans une grande fresque entre désert, princes arabes, révolte et exotisme.

Pour sceller la paix entre leurs tribus, les émirs Nessib (Antonio Banderas) et Amar (Mark Strong) ont trouvé une astuce: le premier a adopté Auda, fils d'Amar (Tahar Rahim), en échange du respect d'une zone de no man's land. Quand il s'avère que ladite zone regorge de pétrole, Nessib cherche à détourner l'accord à son avantage. Mais Auda ne l'entend pas de cette oreille...

Décorum envahissant

Jean-Jacques Annaud filme des paysages grandioses et accumule les accessoires exotiques. Il met en évidence la structure tribale des peuples de la région et le bouleversement dû au pétrole. Il cerne de khol le regard de Tahar Rahim. N'empêche: on ne croit pas une minute à «Or noir». Pire: on a sans cesse envie de secouer le dattier pour qu'il en tombe des perles. A la longue (129 minutes tout de même), c'en devient rageant.

«Or noir»

De Jean-Jacques Annaud. Avec Tahar Rahim, Antonio Banderas, Mark Strong, Freida Pinto

Sortie le 7 décembre 2011

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Trois questions au réalisateur Jean-Jacques Annaud

– Pourquoi êtes-vous revenu au cinéma d’aventures?

– «Or noir» est le type de films que j’aime voir en tant que spectateur. Le dépaysement total et les personnages hors du commun me font rêver. Je pense que le public a besoin de s’évader dans un monde plus épique que celui dans lequel nous vivons.

– Etait-ce un film difficile à tourner?

– Nous avons filmé dans le désert du Qatar, ce qui était certes magique mais très contrai­gnant. Le sable est le pire ennemi d’une équipe de tournage, il se glisse absolument partout! Nous en avons bavé.

– Vos acteurs ne se sont pas plaints?

– Ils se sont conduits comme de véritables petits soldats pendant la bataille acharnée qu’a été le tournage: l’aventure ne se déroulait pas que devant la caméra. J’espère que notre enthousiasme à tous passera à l’écran.

Propos recueillis par Caroline Vié

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