Interview: Orianne Collins: «Je vais ouvrir une boutique à New York»
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InterviewOrianne Collins: «Je vais ouvrir une boutique à New York»

L'ex-épouse de Phil Collins présentait jeudi une collection de bijoux créée pour la Saint-Valentin

par
Pascal Pellegrino

Orianne Collins a découvert une ligne de joaillerie «dédiée à l'amour». L'occasion de parler d'amour avec elle...

– «20minutes.ch».  Qu'est-ce qui fait la spécificité de la collection que vous avez présentée hier (ndlr: jeudi)?

– Orianne Collins.  L'objectif prioritaire, c'est l'originalité et la différence. Et puis une personnalisation des objets, selon l'envie des clients. J'ai envie que chacun puisse modeler un bijou à son goût. Enfin, c'est une collection qui est créée pour la Saint-Valentin.

– Ce n'est pas un peu tard pour la présenter?

– Mais tout le monde est toujours en retard pour trouver le cadeau de la Saint-Valentin, non? (Rires.)

– Vous avez gardé le nom de votre ex-mari. Pourquoi?

– Pour mes enfants. Je trouvais que c'était déjà assez compliqué pour eux à l'école d'avoir un papa et une maman qui portent des noms différents.

– La fête des amoureux, la passerez-vous seule ou accompagnée?

– Je la passerai avec celui qui est mon compagnon depuis un an et demi. Cela dit, j'ai de la chance d'avoir rencontré quelqu'un pour qui la Saint-Valentin n'est pas agendée seulement le 14 février, mais tous les jours de l'année.

– Vous vous êtes divorcée de Phil Collins en 2006. Comment cela se passe-t-il entre vous aujourd'hui?

– On est de très bons amis, et nous sommes restés très proches: on se parle tout le temps au téléphone. Chacun a tourné la page, et la vie continue. On a de la chance de bien s'entendre, et en cela on a réussi notre divorce.

– Comment vos enfants, Nicholas (7 ans) et Mathew (4 ans) gèrent-ils cette séparation?

– Bien, je crois. Avec Phil, on se voit beaucoup, et on s'est fait un point d'honneur de manger tous ensemble au moins une fois par semaine. C'est important pour eux qu'ils se rendent compte que leurs parents ne sont pas en guerre. Et puis, ils en voient aussi quelques avantages! Ils ont deux chambres, ils ont plein de cadeaux et si papa dit non, ils ont une chance de d'obtenir un oui auprès de maman! (Rires.)

– Comment vous partagez-vous entre toutes vos activités?

– La première, celle de maman est la plus importante et commence dès 6 h 30. Pour mes activités professionnelles, je me suis réorganisée de façon à m'occuper de chacune d'elle durant un jour complet. Chaque jour, je change donc de casquette entre la fondation Little Dreams, ma société d'événementiel et la création de bijoux.

– Où les trouve-t-on, vos bijoux?

– Pour l'instant, les clients prennent rendez-vous dans nos bureaux, à Genève, à Luxembourg et à Bruxelles. Mais l'envie est d'ouvrir des commerces à travers le monde. Je reviens d'ailleurs de New York, où j'ai trouvé l'emplacement de notre première boutique. Elle sera située sur Madison Avenue, et son ouverture est prévue en septembre.

– Est-ce à dire que vous allez vous installer à New York?

– Non, j'y ferai de fréquents voyages, mais je suis trop attachée à la Suisse pour la quitter.

– Votre fondation, Little Dreams, a pour but d'aider tous les jeunes artistes ou sportifs qui ont de l'ambition et du talent à voir leurs rêves devenir réalité. Du côté de vos garçons, quelles sont leurs passions?

– En ce qui concerne Nicholas, c'est le foot, le karaté, mais surtout la batterie. A peine est-il réveillé ou rentre-t-il de l'école qu'il va en jouer. La batterie, c'est sa vie! Pour l'anecdote, l'autre jour, on a été contactés par son professeur. Il nous a dit que Nicholas était un bon élève, qui faisait de très bonnes notes, «mais il y a un truc qui nous gêne un peu, c'est qu'il est toujours en train de tapoter sur tout ce qu'il trouve». A ce moment-là, j'ai regardé mon ex-mari, qui était justement en train de tapoter sur l'accoudoir de sa chaise... J'ai souri en me disant qu'il y a des choses contre lesquelles on ne peut rien faire. Et finalement c'est tant mieux!

– Et votre second fils, Mathew?

– Etant plus petit, il est un peu touche-à-tout pour le moment. Mais, comme son frère, il est attiré par le sport (le foot) et la musique. Son instrument à lui est plutôt la guitare.

– Depuis sa création, Little Dreams a soutenu une septantaine de jeunes dans la réalisation de leurs rêves. S'il fallait retenir une aventure parmi celles-ci, laquelle vous a particulièrement touchée?

– Ce serait celle d'Alexandre. Il est entré en 2003, à l'âge de 17 ans, dans la fondation. Il était alors paraplégique et se déplaçait en chaise roulante. Cinq ans plus tard, à force de volonté et de travail, il marche sur ses deux jambes. Actuellement, il prépare les championnats du monde d'arts martiaux. Alexandre représente bien ce pourquoi j'ai envie de me réveiller le matin et continuer de bosser pour des jeunes comme lui.

– Et vous, pour 2009, quelle bonne résolution avez-vous prise?

– Cesser de fumer! J'avais totalement arrêté en 2002 et, bêtement, cinq ans après, j'ai repris.

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