Dakar 2022 - Sébastien Loeb et Adrien Van Beveren à la fête
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Dakar 2022Sébastien Loeb et Adrien Van Beveren à la fête

Les Français ont été à la fête dimanche, lors de la 7e spéciale. Loeb s’est imposé dans la catégorie auto, alors que Van Beveren a pris la tête du général en moto.

Sébastien Loeb a grappillé cinq minutes au leader Nasser al-Attiyah.

Sébastien Loeb a grappillé cinq minutes au leader Nasser al-Attiyah.

AFP

Les Français Sébastien Loeb (Prodrive) en auto et Adrien Van Beveren (Yamaha) à moto se sont illustrés dimanche lors de la 7e spéciale du Dakar, 402 km entre Ryad et al-Dawadimi, le premier en la remportant et le second en prenant la tête du classement général.

L’étape de redémarrage après le jour de repos a été longue pour tout le monde, mais les motards ont plus souffert que les autres. L’Australien Daniel Sanders (KTM), troisième au classement, s’est mis hors-course tout seul en chutant sur la liaison vers le départ. Transporté à l’hôpital, il a abandonné mais ne souffre que de blessures bénignes.

Vous savez d’où je reviens, aujourd’hui ça fait plaisir

Adrien Van Beveren, vainqueur en pleurs

L’Anglais Sam Sunderland, leader au départ, a perdu plus de vingt minutes, tout comme son dauphin, l’Autrichien Matthias Walkner, qui se maintient pourtant à la deuxième place (tous les deux sur KTM), et leurs poursuivants ont sauté sur l’occasion de bousculer l’ordre établi.

Adrien van Beveren a connu une journée faste.

Adrien van Beveren a connu une journée faste.

AFP

«J’ai essayé d’attaquer autant que je pouvais, je peux aller plus vite mais je ne peux pas contrôler la navigation en même temps», a réagi Van Beveren à l’arrivée. «Vous savez d’où je reviens, aujourd’hui ça fait plaisir», a-t-il enchaîné, en pleurs, en référence aux quatre dernières éditions qu’il n’a pas pu finir, suite à des casses ou des blessures.

Le vainqueur 2021, l’Argentin Kevin Benavides (KTM), en profite également pour s’installer sur la troisième marche du podium.

Loeb à l’offensive

Côté voitures, Loeb a été à l’attaque toute la journée. L’Alsacien reprend la deuxième place au Saoudien Yazeed al-Rajhi (Toyota) malgré des ennuis de moteur en fin de spéciale.

«On a eu des problèmes de pression sur les 50 derniers kilomètres, la voiture n’avançait plus, puis accélérait... On se demandait si elle n’allait pas finir par s’arrêter à trois kilomètres de l’arrivée», a expliqué l’ancienne gloire du rallye.

Nasser al-Attiyah solide leader

Le nonuple champion du monde WRC grappille aussi cinq minutes au leader Nasser al-Attiyah (Toyota), toujours solidement accroché au sommet du classement avec près de 45 minutes d’avance sur la meute.

Toyota conserve une mainmise totale sur la course car Al-Rajhi, 5e de l’étape, et l’Argentin Lucio Alvarez, 7e, sont troisième et quatrième au général. Audi a joué placé en amenant ses trois buggies hybrides dans le Top 10 du jour.

Cette étape précède la plus longue de la quinzaine, cap au sud sur 830 km dont près de 400 km de spéciale. Il fait toujours plus sec, toujours plus chaud, et la fatigue s’accumule.

(AFP)

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