Oskar Freysinger allume Stress dans une chanson de 5 minutes
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Oskar Freysinger allume Stress dans une chanson de 5 minutes

Six mois après le clash qui avait opposé le politicien UDC au rappeur lausannois, Freysinger en remet une couche avec une chanson entière dédiée à Stress.

L'histoire avait commencé par la diffusion du clip de Stress «Mais où», premier single de son dernier album, dans lequel il insulte l'UDC et fesse Christophe Blocher.

La Radio Suisse Romande avait alors organisé un affrontement entre les deux protagonistes lors d'une émission «Forum» du mois de février. Oskar Freysinger y avait déclaré: «Du rap de ce niveau-là, j'y arrive aussi».

Il avait alors écrit un texte sans pour autant le mettre en chanson.

Six mois plus tard, le politicien valaisan ne semble pas avoir lâché le morceau puisqu'il a écrit une chanson entière, longue de 5 minutes et demi, sur Stress.

Stress répondra-t-il ? En attendant voici le texte de la chanson :

La chason d'Oskar Freysinger

Il râpait les mots comme des carottes trop cuites,

Son vocabulaire était gastro et entérite.

Suppôt du néant il cherchait à sucer des mythes

Qu'il allait pomper sur d'autres sites à la va-vite.

Son cerveau semblait vissé au fond de sa casquette,

Ca lui évitait d'avoir à se creuser la tête,

Et puisqu'il chantait un peu comme une vieille bique

Il crachait ses mots comme s'il crachait de la chique.

Refrain :

Si je vous en parle au passé

C'est qu'il sera vite oublié

Quand la chasse sera tirée

Sur son transit mal digéré.

Il léchait le cul des lieux communs pour de la thune,

Ce qui lui faisait la langue et la pensée commune,

Le poil coupé court et les idées tout aussi rases

Il taillait ses mots comme des fleurs qu'on met en vase.

Il voyait en XXL la valeur de son style

Et portait des frocs trop grands pour ses appas virils,

Ca lui donnait l'air, avec sa pesante dégaine,

De s'être chié parmi durant plusieurs semaines.

Dans le mot culture il prenait les lettres initiales

Croyant qu'il allait ainsi entrer dans les annales,

Prônant l'ouverture ce sot d'homme était tantrique

Et c'est par derrière qu'il prenait la république.

Il rappait si fort qu'il lissait tous les dérapages

Libérant les formes il maintenait l'esprit en cage,

Au bras d'un pot d'fleur qui faisait très miss terre à terre

Il vous polluait en jouant de l'effet de serre.

Son engagement sentait le shit et l'eau de rose,

Il ne faisait rien mais il causait de nobles causes,

Et plus il causait, plus son cerveau devenait terne,

Car il savait mettre l'imagination en berne.

Politiquement, sa correction frisait le code,

Son air de révolte n'était qu'un effet de mode,

Pour sauver le monde il enfonçait des portes ouvertes

Et s'enrichissait à prétendre empêcher sa perte.

C'était un gentil méchant qui jouait les rebelles

Et ne cassait rien en faisant tomber la vaisselle,

Car pour éviter d'être un vrai révolutionnaire

Il n'utilisait plus que des mots en tupperware.

Grand inquisiteur il prétendait mener la danse

Et par son babil lutter contre l'intolérance,

Dans son conformisme il ne voyait que du courage

Et chassait le mal en prenant le bien en otage.

Un jour il râla depuis la place fédérale

Et connut un succès tout à fait phénoménal,

Lorsque l'ignorance se rassemble et fait la fête

Point n'est de poète qui ne soit analphabète.

Monstre d'inculture il savait avant toute chose

Que pour sembler imposant il faut beaucoup de pose,

Mais il ignorait qu'à tant prostituer sa prose

Il tuait en la vendant la vertu de sa cause.

Oskar Freysinger

Avec un clin d'œil à Brassens

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