Actualisé 23.08.2019 à 02:17

Etats-UnisOttawa prié de rapatrier ses djihadistes de Syrie

Washington a pressé Ottawa jeudi de rapatrier ses djihadistes emprisonnés en Syrie, notamment «Jihadi Jack».

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La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)

La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)

AFP
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)

Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)

AFP
Les forces du régime syrien ont pénétré dans la ville stratégique de Saraqeb mercredi, poursuivant leur offensive dans la province d'Idleb. (Mercredi 5 février 2020)

Les forces du régime syrien ont pénétré dans la ville stratégique de Saraqeb mercredi, poursuivant leur offensive dans la province d'Idleb. (Mercredi 5 février 2020)

AFP

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a exhorté jeudi Ottawa à rapatrier les djihadistes canadiens emprisonnés en Syrie. Le gouvernement canadien a répété récemment qu'il n'interviendrait pas pour favoriser le retour de l'un d'eux, «Jihadi Jack».

«Nous avons été clairs avec le gouvernement canadien. Nous voulons qu'ils reprennent leurs ressortissants», a déclaré lors d'une visite à Ottawa le secrétaire d'État américain. «Nous voulons que chaque pays reprenne ses citoyens» emprisonnés actuellement en Syrie après avoir combattu pour l'Etat islamique (EI), a-t-il ajouté, jugeant «impératif qu'ils le fassent».

Ces propos interviennent deux jours après que le ministre canadien de la sécurité publique Ralph Goodale a indiqué que son gouvernement n'avait pas l'intention d'aider Jack Letts, emprisonné en Syrie après avoir rejoint l'EI, à revenir au Canada pour y être jugé.

25 djihadistes canadiens

Ce Britanno-Canadien de 24 ans, surnommé «Jihadi Jack», est actuellement détenu par les forces kurdes qui l'ont capturé en 2017. Londres l'a tout récemment déchu de sa nationalité britannique, et son cas relève désormais du gouvernement canadien. «Nous n'avons aucune obligation de faciliter son retour (...) et nous n'avons aucunement l'intention de faciliter ce retour», a asséné le ministre canadien.

Selon l'ONG «Familles contre l'extrémisme violent», 25 Canadiens sont retenus par les forces démocratiques syriennes (FDS), l'alliance de combattants kurdes et arabes soutenue par Washington qui a mené la lutte contre l'EI.

A plusieurs reprises, les Kurdes et Washington ont fustigé la réticence des pays européens à rapatrier leurs ressortissants. Mercredi, le président américain Donald Trump a même menacé de libérer les djihadistes européens dans leur pays d'origine. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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