Actualisé 27.03.2008 à 11:30

Oui à l'article sur l'assurance-maladie

Un comité bourgeois, formé de radicaux, démocrates-chrétiens, libéraux et UDC, a lancé jeudi à Berne la campagne en faveur de l'article sur l'assurance-maladie soumis au peuple le 1er juin prochain.

Il recommande de voter «oui» car l'article va instaurer la transparence et rendre les prestations médicales comparables entre elles, sans porter atteinte au libre choix du médecin.

L'article «qualité et efficacité économique dans l'assurance-maladie» introduit dans la Constitution le droit au libre choix du médecin, a plaidé le conseiller aux Etats Felix Gutzwiller (PRD/ZH), membre du comité «Oui à une santé de qualité». «La qualité de la prise en charge médicale est ancrée dans la Constitution comme un leitmotiv et constitue la base des réformes à venir», a-t-il renchéri. Les médecins ont ainsi la garantie que les réformes législatives destinées à endiguer la hausse des dépenses de santé ne se feront pas au détriment de la qualité des soins.

Bureaucratie bannie

Le peuple ne veut pas d'une caisse étatique, comme l'a prouvé la votation sur la caisse unique en 2007, a rappelé Felix Gutzwiller. «Il faut en conclure que le temps où la bureaucratie de la santé décidait de qui devait bénéficier d'une prestation médicale, comme par exemple une prothèse de hanche ou un médicament, est un temps révolu», a-t-il ironisé. En outre, l'article ne change rien au financement des soins à l'extérieur de l'hôpital: il n'est donc pas mis en péril, comme l'affirment les opposants.

«L'impact de cet article se concentrera sur les fausses incitations financières des divers acteurs, assurés, patients, proches, médecins, paramédicaux, hôpitaux public et Etat», a relevé le conseiller national Dominique Baettig (UDC/JU). «Chacun sera incité à se responsabiliser, à rendre des comptes d'efficacité, de coût, dans une transparence bénéfique à tous». Détail significatif: la croissance des coûts la plus élevée, 48% entre 2000 et 2005, vient des soins stationnaires des cantons, soit «là où le marché et la concurrence fonctionnent le moins», a-t-il ajouté.

Eviter un rationnement

Pour la conseillère nationale Isabelle Moret (PRD/VD), cet article permettra «d'éviter un rationnement des soins». Dans un système de médecine planifiée par l'Etat, on ne parvient plus à maîtriser les dépenses et on en vient à rationner les soins et à allonger les délais de traitement, a-t-elle expliqué.

Cet article pose les bases du financement du système de santé par une seule entité: «désormais, il n'y aura plus qu'une institution (unité de coût), à financer les prestations médicales», a souligné le conseiller national Norbert Hochreutener (PDC/BE). L'article ne précise pas quelle sera cette unité de coût et il incombera au Parlement de définir ce point en collaboration avec les directeurs de la santé et les cantons, a-t-il encore précisé. (ap)

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