Actualisé 16.03.2014 à 07:14

Votation du 18 mai

«Oui» au salaire minimum et «non» au Gripen

Plus pour les salariés, moins pour les militaires. C'est le choix des Suisses s'ils s'étaient exprimés aujourd'hui sur le salaire minimum et l'achat de Gripen.

L'initiative visant à un introduire un salaire minimum de 4000 francs par mois est acceptée par 52% des personnes interrogées entre le 11 et le 14 mars par l'institut de sondage Léger pour le journal alémanique. 42% s'y opposent et 6% sont encore indécises. En Suisse romande, le «oui» atteint 59%.

La loi fédérale sur l'acquisition des Gripen est en revanche rejetée par 62% des sondés. Seuls 32% ont l'intention de glisser un «oui» dans l'urne. Le chef du Département fédéral de la défense Ueli Maurer peine à convaincre jusque dans son propre camp, 49% des électeurs de l'UDC se déclarant opposé à l'achat des avions de combat suédois.

Raz-de-marée antipédophilie

Une majorité «historique», selon le «SonntagsBlick», de 81,6% se dégage en faveur de l'initiative populaire de la Marche blanche, qui exige que les pédophiles condamnés ne puissent plus travailler avec des enfants. Douze pour cent des sondés sont encore indécis et 6,4% contre.

Un quatrième objet est encore soumis à votation le 18 mai. Il s'agit l'arrêté fédéral concernant les soins médicaux de base. Le contre-projet veut que la Confédération et les cantons garantissent des soins médicaux de base de haute qualité, en suffisance et accessibles à tout le monde. Confédération et cantons devront reconnaître et encourager la médecine de famille comme un élément essentiel de ces soins médicaux de base.

L'institut Léger, anciennement appelé Isopublic, a interrogé 1017 personnes en Suisse alémanique et romande entre le 11 et le 14 mars. Huit cent soixante-neuf d'entre elles ont déclaré qu'elles iraient certainement ou probablement voter. (ats)

Blocher s'inquiète des intrigues de l'industrie aéronautique

Christoph Blocher met en garde afin que la bataille pour l'achat de Gripen ne dégénère pas en un combat entre constructeurs aéronautiques.

Le conseiller national UDC n'exclut pas que la campagne des opposants soit financée par les concurrents du groupe suédois Saab.

«Les opposants au Gripen ont bien plus d'argent. Demandez-leur où ils ont trouvé les fonds? Pour combien ont secrètement contribué les grands concurrents du Gripen?», lance Christoph Blocher dans une interview diffusée dimanche par la «Zentralschweiz am Sonntag» et l'«Ostschweiz am Sonntag»..

Les concurrents de l'avion de combat suédois espéraient qu'il soit recalé. Il y a d'énormes intérêts commerciaux, selon le tribun zurichois. «Je suis depuis suffisamment longtemps en affaires et en politique pour savoir ce qui se passe». Ils sont «plus rusés que les Suédois» et n'envoient «pas de fax», ajoute-t-il.

L'ancien conseiller fédéral s'est mis à disposition des partisans du Gripen pour intervenir dans les prochaines semaines. Il refuse toutefois d'indiquer s'il participera financièrement à la campagne. «Si je dis 'oui', c'est un vote contre Blocher. Si je dis 'non', cela signifie que le vote nous importe peu», justifie-t-il.

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