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Chômeurs maladesOui de la FVP à une assurance perte de gain

La Fédération patronale vaudoise (FVP) répond par un oui prudent à la proposition d'instaurer une assurance perte de gain cantonale pour les chômeurs malades.

«Il y a une vraie lacune» dans la loi fédérale et le sort du chômeur qui tombe malade «n'est pas très réjouissant», reconnaît Alain Maillard, secrétaire patronal, interrogé mardi par l'ATS. Mis en consultation jusqu'en janvier, le projet s'inspire du modèle genevois en vigueur depuis 2003.

Délai très bref

Le canton instituerait une assurance perte de gain maladie obligatoire pour les chômeurs. La mesure prendrait le relais de l'assurance chômage après 30 jours, moyennant un délai de carence de 5 jours. Environ 3% des 16'000 chômeurs vaudois bénéficieraient de cette perte de gain, soit quelque 450 personnes

La prestation serait financée par un prélèvement de 3% sur les indemnités chômage. La fédération met en garde sur ce point et précise qu'elle s'opposerait à toute autre manière de financer l'assurance.

Beaucoup de qualités

Dans un communiqué, la FPV qualifie le projet d'»équitable et raisonnable», avec des coûts «réalistes» et de nature «à soulager le budget de l'aide sociale». Elle relève que les possibilités d'assurance individuelle pour les chômeurs sont «très contraignantes et très onéreuses».

Pour les patrons vaudois reste toutefois une crainte: que le dispositif prévu ne soit pas conforme au droit fédéral. Certaines analyses juridiques démontreraient que la Confédération a une compétence exclusive en matière d'assurance-maladie, y compris sur la question de la perte de gain.

Filet social

Dans son communiqué, la fédération tient par ailleurs à rappeler qu'elle est en principe opposée à toute extension du filet social. Raison pour laquelle elle combat via un référendum un autre projet du canton prévoyant des prestations complémentaires pour les familles pauvres, ce qui lui vaut des critiques de milieux de droite également.

Questionné sur la polémique, Alain Maillard reconnaît que la deuxième partie de ce projet, les rentes-pont pour les chômeurs âgés, répond à «un véritable problème», d'une nature un peu comparable à celui du chômeur malade. Mais s'opposer aux prestations complémentaires pour les familles (working poor) conduit à lutter contre la rente-pont puisque les deux objets sont présentés ensemble par le gouvernement, constate le responsable. (ats)

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