Actualisé 21.03.2017 à 15:36

NeuchâtelOui, le policier a bien violé le secret de fonction

La Cour pénale du canton de Neuchâtel a confirmé ce mardi la condamnation du sergent-chef de la Police neuchâteloise Patrick Siron.

Patrick Siron.

Patrick Siron.

Keystone

Trente jours-amende avec sursis pendant deux ans. Voici la peine dont écope Patrick Siron, sergent-chef de la police neuchâteloise et président du syndicat de la police, dans deux affaires distinctes.

Dans le premier cas, Patrick Siron a écrit le 15 juillet 2014 sur sa page Facebook un commentaire au sujet d'un radar qui avait été vandalisé quelques jours auparavant. Dans le second cas, le 22 février 2015, il a informé les médias que des agents de police avaient été blessés lors d'une intervention à Môtiers (NE).

Le fonctionnaire de police comparaissait devant la justice après avait fait appel de sa condamnation en mai dernier par le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers. Devant la Cour pénale, le Ministère public a répété qu'il y avait eu violation du secret de fonction.

Devoir de réserve

La présidente de la Cour pénale Marie-Pierre de Montmollin n'a pas suivi l'argumentation de la défense qui affirmait que l'accusé avait agi en citoyen dans le premier cas, en syndicaliste dans le second. «Un policier est soumis à un devoir de réserve encore accru par rapport à tous les autres agents de l'Etat», a-t-elle déclaré.

En première instance, l'accusé avait affirmé avoir appris l'affaire de vandalisme dans un contexte privé quelques jours après les faits. Il considérait qu'il pouvait en parler comme tout autre citoyen. Quant aux violences subies par des policiers, il estimait qu'il avait le droit de relayer l'information en tant que président du syndicat. Les parties ont désormais 30 jours pour faire appel de ce jugement auprès du Tribunal fédéral. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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