Actualisé 27.06.2011 à 20:51

Ville de Fribourg

«Oui» massif à l'achat du terrain Cardinal

La ville de Fribourg veut cogérer le site Cardinal.

Le conseil général a très largement voté lundi soir un crédit de 12,5 millions de francs destiné à l'achat des 53'000 mètres carrés du terrain. Le canton avait fait de même début juin.

Les membre du législatif ont également approuvé que ce crédit soit porté à 25 millions de francs au cas où l'Etat, avec qui l'achat se fait à parts égales, n'apporterait pas son écot. Ils n'ont pas pu renoncer à cette précision.

Bien que le Grand Conseil ait voté sa part à l'unanimité le 9 juin, formellement le délai référendaire n'est pas encore échu. Pour mémoire, le contrat de vente entre Feldschlösschen, l'Etat et la ville de Fribourg a été signé le 18 avril dernier.

Opportunité rarissime

Le syndic Pierre-Alain Clément a rappelé l'opportunité rarissime que l'achat d'un tel terrain en plein centre-ville représentait pour des collectivités publiques. Tous les groupes ont soutenu le projet.

Le PDC a pour sa part dit un «oui, amer et hésitant, empreint d'inconnues à plusieurs chiffres». Les réserves du PDC de la ville ont quelque chose de piquant lorsque l'on sait qu'au niveau cantonal le projet de parc technologique est défendu avec enthousiasme par le ministre cantonal de l'économie, le démocrate-chrétien Beat Vonlanthen.

Il s'agit d'un «oui, conditionnel», a insisté Claude Schenker. Ce dernier, comme d'autres députés, a souligné la nécessité que le terrain ne soit pas exclusivement réservé à un parc technologique mais qu'une diversification et une utilisation mixte soient prévues. Le site ne doit pas devenir une zone morte à l'heure de la fermeture des bureaux.

«Deux demi-chefs»

Un seul député a demandé à titre personnel le rejet du projet, l'UDC Kevin Grangier. Non pas qu'il ait été opposé au projet en tant que tel, mais à son avis, le partage des responsabilité entre l'Etat et la ville n'est pas une bonne chose: il faut un chef et non «deux demi-chefs».

Au bout d'un débat relativement peu fourni, l'assemblée a approuvé le crédit de 12,5 millions par 66 voix contre deux et deux abstentions.

La suite des opérations est déjà en marche. Un groupe de travail, composé de représentants de la ville, de l'Université, des hautes écoles, de la Promotion économique ainsi que de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a reçu mandat d'étudier la faisabilité d'un parc technologique. Leur premier rapport est attendu cet été encore.

(ats)

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