Actualisé 23.12.2019 à 09:08

Rugby

Ouïghours: une star du rugby entre dans le débat

Dix jours après le footballeur Mesut Özil, le rugbyman néo-zélandais Sonny Bill Williams a critiqué la politique chinoise.

Sonny Bill Williams: «C'est un moment triste où nous optons pour les avantages économiques plutôt que l'humanité.»

Sonny Bill Williams: «C'est un moment triste où nous optons pour les avantages économiques plutôt que l'humanité.»

AFP

Superstar du rugby néo-zélandais, Sonny Bill Williams a partagé lundi les commentaires du footballeur allemand d'Arsenal Mesut Özil, qui avait violemment critiqué la politique chinoise à l'égard de la minorité musulmane des Ouïghours.

Alors que les critiques de la Chine après l'intervention d'Özil sur la répression des minorités muslmanes se poursuivent, Williams, double vainqueur de la Coupe du monde de rugby avec les All Blacks et converti à l'islam, a apporté tout son poids dans le débat.

«C'est un moment triste où nous optons pour les avantages économiques plutôt que l'humanité», a a posté le joueur néo-zélandais sur Twitter, avec une illustration représentant une main portant le drapeau chinois agrippant une autre main tenant le drapeau du Turkestan oriental, terme utilisé par des nombreux séparatistes ouïghours pour désigner le Xinjiang, et dégoulinant de sang.

Dans un tweet posté le 13 décembre dernier, Özil, champion du monde 2014 avec l'Allemagne, avait violemment dénoncé le «silence» des pays musulmans sur la situation actuelle au Xinjiang, une région au nord-ouest de la Chine où Pékin est soupçonné d'avoir interné un million de musulmans.

«Des Corans sont brûlés... des mosquées détruites... les écoles islamiques interdites... des intellectuels religieux tués les uns après les autres... Des frères envoyés par la force dans des camps», s'était indigné Mesut Özil dans un message diffusé en turc sur Twitter et Instagram. L'Allemand d'origine turque avait également affirmé que «les femmes sont forcées d'épouser des hommes chinois».

La Chine avait accusé Özil d'avoir été «trompé par des fausses informations» et l'a encouragé à visiter le Xinjiang, après ses commentaires polémiques sur cette région.

(nxp/afp)

(NewsXpress)

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