Energie: Ouverture d'un labo helvético-camerounais
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EnergieOuverture d'un labo helvético-camerounais

Les défaillances électriques posent de gros problèmes aux pays en développement. Pour améliorer la situation, l'EPFL et l'Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé (ENSPY) ouvrent mardi un laboratoire commun dans la capitale camerounaise.

Les pays en développement endurent des interruptions de courant avec leurs lots de conséquences pénibles, voire désastreuses. Pour certains appareils et systèmes, ces pannes sont parfois fatales: ils ne résistent tout simplement pas.

Au problème global de l'alimentation électrique vient s'ajouter aujourd'hui la multiplication des sources de production: panneaux solaires ou génératrices par exemple. «Très peu d'analyses scientifiques de ces problèmes ont été conduites», remarque Bertrand Klaiber, chef de projet à EssentialTech à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Le laboratoire commun des deux hautes écoles, d'une surface de 180 m2, devrait employer à terme une dizaine de personnes pour encadrer les étudiants. Sa mission consistera à développer des micro-réseaux électriques qui puissent être déployés dans les hôpitaux camerounais.

Bertrand Klaiber mentionne deux directions de recherche: des appareils de protection comme des fusibles plus perfectionnés et l'ajout d'alimentation de secours, évitant les ruptures de courant. Le projet n'intéresse pas que le Cameroun: la Suisse va connaître également une décentralisation de la production et «les réseaux de distribution intelligents devront s'imposer», note le spécialiste.

Marché en croissance

Le projet à Yaoundé se veut concret et proche des réalités économiques. Il vise une collaboration avec les entreprises afin de se développer et de stimuler la création de start-ups dans la capitale. Pour les sociétés suisses, un pays comme le Cameroun est en outre un marché potentiel, il fera partie des pays émergents dans une dizaine d'années, relève Bertrand Klaiber.

Le projet camerounais s'inscrit dans le programme RESCIF qui réunit universités du nord et du sud. RESCIF a vu le jour lors du Sommet de la Francophonie en octobre 2010 à Montreux (VD), à l'initiative de l'EPFL et avec le soutien de la Suisse. (ats)

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