Berne: Ouverture d'un laboratoire pour tester ses drogues
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BerneOuverture d'un laboratoire pour tester ses drogues

Un projet pilote sera lancé le 27 août prochain à Berne. Une fois par semaine, les consommateurs de stupéfiants pourront tester leurs produits dans un laboratoire.

par
sie/ofu
Daniel Alleman, de l'office du pharmacien cantonal bernois, teste et catalogue les drogues.

Daniel Alleman, de l'office du pharmacien cantonal bernois, teste et catalogue les drogues.

La Fondation Réseau contact a mis sur pied un laboratoire fixe, nommé Drogeninfo Bern Plus (DIB+), qui permet de connaître gratuitement la composition de ses drogues. Le projet pilote sera lancé le 27 août à Berne.

«Nous voulons que les consommateurs de stupéfiants s'interrogent sur les drogues qu'ils prennent. Notre but est de minimiser les risques», explique Andrea Suter, de Rave it Safe. Jusqu'à présent, cette organisation - également un projet de Réseau Contact - se rendait à des soirées avec un laboratoire mobile installé dans un bus. Le hic: l'offre n'était proposée que deux fois par année. «Nous avons réalisé que notre offre répondait à une demande grandissante des consommateurs qui veulent connaître la composition des drogues qu'ils prennent», confirme Andrea Suter. DIB+, qui se situe en plein centre-ville de la capitale, sera lancé pour une durée de trois ans. Le laboratoire mobile continuera lui aussi ses activités.

«Grâce à notre position fixe en ville, nous pourrons entrer en contact avec les personnes qui consomment des stupéfiants lors de soirées, mais aussi avec ceux qui le font à la maison», se réjouit Andrea Suter. Les personnes qui viendront faire analyser leurs produits se feront conseiller par des experts. L'offre - anonyme et gratuite - est réservée au plus de 18 ans. Sur place, des psychiatres, des psychologues et des travailleurs sociaux pourront également organiser des séances de discussion si quelqu'un en fait la demande. Le laboratoire sera ouvert tous les mercredis de 18h à 20h.

Les échantillons pris sur les stupéfiants - jusqu'à un quart du produit selon la drogue - seront analysés par l'office du pharmacien cantonal bernois. «Les personnes auront les résultats dans les deux jours qui suivent», explique un des collaborateurs, Daniel Allemann. «Grâce aux analyses, nous pourrons non seulement informer les consommateurs, mais également mettre en garde contre les substances dangereuses qui circulent sur le marché», explique-t-il.

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