Irak: Ouverture de onze gisements pétroliers et gaziers
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IrakOuverture de onze gisements pétroliers et gaziers

L'Irak a annoncé mercredi l'ouverture à l'exploitation par des sociétés étrangères de onze gisements pétroliers et gaziers, dans le cadre de nouveaux contrats.

La production nationale de pétrole et de gaz pourrait ainsi doubler dans quelques années.

Ces gisements pourraient accroître la production pétrolière de l'Irak de 2 à 2,5 millions de barils par jour à l'horizon 2012-2013, a déclaré le ministre du Pétrole, Hussain al Chahritani, lors d'une conférence de presse. Cette augmentation correspond approximativement à la production actuelle de l'Irak.

Deux de ses gisements - Majnoon et Kourna Ouest Phase II - sont considérés comme des champs pétrolifères géants et pourraient produire à eux deux 1,2 million de barils par jour s'ils sont exploités à pleine capacité.

Trois de ces onze gisements sont la co-propriété de l'Iran et du Koweït, pays voisins de l'Irak, et leur exploitation nécessitera la signature d'accords bilatéraux, a-t-il précisé. En juin, l'Irak avait déjà ouvert huit gisements à l'exploitation par des sociétés étrangères. Le potentiel de ces gisements est estimé à 1,5 million de bpj.

Au total, lorsque tous les gisements seront exploités à plein, dans un délai théorique de six ans, l'Irak pourrait produire plus de 6 millions de bpj.

L'Irak dispose des troisièmes réserves pétrolières mondiales mais ses infrastructures sont désuètes après des années de guerre, de sanctions internationales et de manque d'entretien. Certains groupes étrangers avaient déjà tenté d'acquérir des marchés en Irak à la fin du régime de Saddam Hussein mais les travaux n'avaient jamais débuté.

Un consortium russe dirigé par Lukoil avait signé un accord pour l'exploitation de Kourna Ouest mais l'Irak l'avait annulé en 2002. Le Français Total avait paraphé un accord pour Majnoon.

Les derniers accords signés entre le gouvernement irakien et les firmes étrangères stipulent que le pétrole appartient à l'Irak. Les sociétés seront payées pour leur travail et ne recevront pas une part de la production comme elles le souhaitaient. (ats)

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