Burkina Faso: Ouverture des bureaux de vote
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Burkina FasoOuverture des bureaux de vote

Les bureaux de vote ont ouvert dimanche à 6h pour le premier tour de l'élection présidentielle au Burkina Faso.

Le chef de l'Etat burkinabé Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, est le grand favori du scrutin de cette présidentielle.

A Ouagadougou, des électeurs peu nombreux ont commencé à se rendre dans les bureaux, qui devaient fermer à 18H00.

Après avoir voté dans la banlieue de «Ouaga», Sylvie Christiane Kaboré, étudiante de 19 ans, a dit espérer que «(son) candidat Blaise Compaoré va gagner», un «homme gentil» dont elle a «aimé le programme», axé sur un Burkina «émergent». Mais un autre étudiant, Drissa Belem, 20 ans, a voté «nul»: «je n'attends rien de ces candidats», lâche-t-il.

Six autres candidats

Dans ce pays d'environ 16 millions d'habitants, seules quelque 3,2 millions de personnes sont appelées aux urnes pour ce scrutin qui oppose M. Compaoré à six candidats, dont l'avocat Bénéwendé Stanislas Sankara (2e en 2005 avec 4,88% des suffrages) et le diplomate Hama Arba Diallo, soutenus par de petits partis.

Les Burkinabè ne se sont pas mobilisés pour s'inscrire sur la liste électorale en vue de cette élection a priori sans suspense, et les inscrits n'ont pas tous récupéré leur carte d'électeur, laissant craindre un faible taux de participation (57,66% en 2005).

Résultat d'ici jeudi

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) compte proclamer les résultats provisoires «au plus tard» le jeudi 25 novembre.

M. Compaoré, 59 ans, a accédé au pouvoir en 1987 lors du coup d'Etat au cours duquel fut tué Thomas Sankara, «père de la révolution» de ce pays enclavé d'Afrique de l'Ouest, l'un des plus pauvres du monde. Il a été élu en 1991 à l'avènement du multipartisme, puis réélu en 1998 et 2005 (avec 80,35% des suffrages cette année-là).

Il brigue le dernier quinquennat que lui autorise la Constitution, mais son parti souhaite la réviser pour lui permettre de se représenter indéfiniment après 2015. Le chef de l'Etat n'a pas révélé ses intentions, mais a laissé toutes les options ouvertes.

Les cinq candidats d'opposition (le sixième rival de M. Compaoré est un indépendant) ont dénoncé des irrégularités sur les cartes d'électeur qui font planer selon eux un risque de fraude. Après avoir envisagé de se retirer de la course, ils se sont finalement ravisés samedi, invoquant le «respect des électeurs».

Quelque 10.000 éléments des forces de défense et de sécurité sont mobilisés pour le bon déroulement du vote à travers le pays. Environ 3.000 observateurs nationaux et internationaux ont été déployés. (ats)

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