Actualisé 26.10.2009 à 08:23

Guerre en Bosnie

Ouverture du procès de Radovan Karadzic

Le procès pour génocide de l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic s'ouvre lundi devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie, quatorze ans après la fin de la guerre de Bosnie.

L'accusé a décidé de boycotter les audiences.

Les juges sud-coréen O-Gon Kwon, britannique Howard Morrison et Melville Baird, de Trinidad et Tobago, doivent ouvrir l'audience à 09H00 à La Haye.

Radovan Karadzic, 64 ans, qui se défend seul, avait annoncé mercredi qu'il n'était «pas prêt» et qu'il boycotterait par conséquent l'ouverture de son procès, prévu pour durer deux ans. Il incombera aux juges de décider lundi s'ils ordonnent la tenue du procès en son absence, lui imposent un avocat ou bien l'ajournent.

M. Karadzic est accusé d'être le cerveau de la guerre de Bosnie (1992-1995), qui a fait 100'000 morts et 2,2 millions de déplacés, pour avoir tenté de «chasser à jamais» les Musulmans et Croates des territoires de Bosnie convoités par les Serbes. Il plaide non coupable.

Son acte d'accusation détaille deux charges de génocide, lors des premiers mois de la guerre et pour le massacre de plus de 7000 hommes à Srebrenica (est de la Bosnie) en juillet 1995. Il est aussi accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, à savoir extermination, meurtres, tortures, viols ou expulsions commis dans 19 municipalités bosniaques, à Srebrenica et durant le siège de Sarajevo, au cours duquel 10'000 personnes sont mortes.

Radovan Karadzic, arrêté en juillet 2008 à Belgrade après treize ans de cavale, est le plus haut responsable du conflit bosniaque à être jugé par le TPI. Son ancien allié, le président yougoslave Slobodan Milosevic, était mort à La Haye avant la fin de son procès en mars 2006. Son alter ego militaire, le général serbo-bosniaque Ratko Mladic, est toujours en fuite.

(ats)

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