Actualisé 28.04.2017 à 11:17

GenèveOuvrier payé au rabais sur un grand chantier

Le syndicat Unia dénonce un cas de dumping salarial. Au moins un employé œuvrant sur le site de l'Organisation internationale du travail serait concerné.

L'immeuble abritant l'OIT à Genève.

L'immeuble abritant l'OIT à Genève.

Keystone/Gaetan Bally

Un cas de sous-enchère salariale a été détecté sur un chantier de l'Organisation internationale du travail (OIT) à Genève. Le syndicat Unia a dénoncé vendredi l'attitude d'une entreprise genevoise du second oeuvre, accusée de violer la Convention collective de travail (CCT) en recourant aux travailleurs temporaires.

Au moins l'un des travailleurs est confronté à une perte de plusieurs centaines de francs par mois, selon Unia. Il est rémunéré plus de 2 francs de l'heure sous le salaire horaire minimal prévu par la CCT. Il ne touche pas non plus les indemnités journalières de repas, ni le 13e salaire.

Le syndicat a alerté l'entreprise générale en charge du chantier. Selon lui, elle s'est contentée de demander des explications à la société mise en cause qui se justifie par la Convention du travail temporaire. Or, selon Unia, cette seconde entreprise dépend elle de la CCT du second oeuvre.

Le syndicat demande une limitation à 10% au maximum du recours au travail temporaire. Il souhaite aussi davantage de contrôles et de sanctions en cas de violation. (ats)

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