Actualisé 30.09.2011 à 10:23

Dumping salarialOuvriers payés moins de quatre francs de l'heure

Le syndicat Unia a bloqué jeudi matin un gros chantier à Aclens (VD). Des ouvriers détachés par une entreprise portugaise recevaient des salaires inférieurs de 80% à la convention collective.

C'est sur ce chantier d'Aclens (VD) que l'entreprise portugaise a été prise en flagrant délit de dumping salarial.

C'est sur ce chantier d'Aclens (VD) que l'entreprise portugaise a été prise en flagrant délit de dumping salarial.

Les travailleurs étaient payés 3,15 euros de l'heure (3,78 francs), à peine un cinquième du salaire minimum prévu par la convention collective (CCT) de la maçonnerie, a dénoncé Unia.

Le syndicat a envoyé à l'entreprise portugaise des mises en demeure concernant quatre ouvriers, en exigeant le paiement du salaire dû selon la convention.

Jeudi entre 7 h et 11 h, une vingtaine de personnes ont bloqué le chantier d'un centre d'entretien pour camions, en construction à Aclens, à une dizaine de kilomètres de Morges et de Lausanne. Les représentants syndicaux ont été reçus par les responsables du chantier et un accord a pu être trouvé: les quatre ouvriers recevront le salaire dû selon la CCT suisse.

L'entreprise allemande qui avait remporté le marché l'a sous-traité à une autre société allemande qui l'a elle-même sous-traité à l'entreprise portugaise, a expliqué à l'ATS le secrétaire syndical Pietro Carobbio.

La première entreprise s'est engagée à procéder dès jeudi au paiement du salaire légalement dû et à vérifier tous ses sous-traitants.

Avec la crise dans les pays de l'Union européenne, ce type de cas est en augmentation, regrette M. Carobbio.

Cette situation montre l'importance pour la branche de la construction de disposer d'un contrat collectif de travail au niveau national, souligne le syndicaliste. (ats)

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