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Crise des RohingyasOxford retire à Aung San Suu Kyi une distinction

La ville britannique pointe l'«inaction» de la lauréate du prix Nobel de la Paix dans la gestion de la crise de la minorité musulmane birmane.

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Des crimes de guerre ont bien été commis contre les Rohingyas mais pas de génocide, assure un rapport d'enquête birman lundi. (20 janvier 2020)

Des crimes de guerre ont bien été commis contre les Rohingyas mais pas de génocide, assure un rapport d'enquête birman lundi. (20 janvier 2020)

AFP
L'ancienne icône de la démocratie Aung San Suu Kyi comparait devant la Cour internationale de justice mardi pour défendre la Birmanie, accusée par d'autres pays de «génocide» contre les Rohingyas. (Mardi 10 décembre 2019)

L'ancienne icône de la démocratie Aung San Suu Kyi comparait devant la Cour internationale de justice mardi pour défendre la Birmanie, accusée par d'autres pays de «génocide» contre les Rohingyas. (Mardi 10 décembre 2019)

Keystone
Aung San Suu Kyi, à gauche, est accueillie par un représentant du Myanmar à son arrivée à l'aéroport de Rotterdam, aux Pays-Bas. (8 décembre 2019)

Aung San Suu Kyi, à gauche, est accueillie par un représentant du Myanmar à son arrivée à l'aéroport de Rotterdam, aux Pays-Bas. (8 décembre 2019)

AFP

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi s'est vue retirer la plus haute distinction de la ville d'Oxford, a annoncé le conseil municipal. «Quand Aung San Suu Kyi a reçu le Freedom of the City en 1997, c'était parce qu'elle incarnait les valeurs de tolérance et d'internationalisme d'Oxford», déclare le conseil municipal dans un communiqué, publié après cette décision votée lundi soir à l'unanimité.

«Aujourd'hui, nous avons pris la décision sans précédent de lui retirer la plus grande distinction de la ville en raison de son inaction devant l'oppression de la minorité rohingya.»

Fin septembre, la prestigieuse université d'Oxford avait elle décidé de retirer de ses murs un portrait d'Aung San Suu Kyi, ancienne étudiante de l'établissement. La dirigeante birmane est très critiquée pour son peu d'empathie envers la minorité musulmane rohingya. Cette dernière est considérée comme une des minorités les plus persécutées au monde et victime d'un «nettoyage ethnique», selon l'ONU et Washington.

Quelque 900'000 Rohingyas de Birmanie sont entassés dans le plus grand camp de réfugiés de la planète, dans le sud du Bangladesh. Environ 620'000 d'entre eux ont fui depuis fin août leurs villages de l'Etat Rakhine (ouest de la Birmanie) pour échapper à des violences de la part des militaires. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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