Suisse romande: Pages «anti-radars»: seul le Valais punit les alerteurs
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Suisse romandePages «anti-radars»: seul le Valais punit les alerteurs

Annoncer les contrôles de vitesse sur Facebook est illégal. Mais les polices ne font pas la chasse aux corbeaux. Sauf en Valais.

par
Francesco Brienza

La loi Via Sicura est très claire: celui qui informe publiquement de la présence d'un radar est amendable. Le cas d'une lanceuse d'alerte zurichoise sur Facebook avait fait la Une des médias en mai 2014: elle avait été verbalisée à hauteur de 1000 francs.

Quelques dizaines de cas en un an

Pourtant, une multitude de pages existent en Suisse romande. Certaines sont suivies par des milliers de personnes. Or, les dénonciations sont rares. Cet été, le «Walliserbote» a évoqué la prune adressée à un internaute qui annonçait un appareil à Brigue (VS). Il a dû s'acquitter de 265 francs.

«Oui, la police surveille ces sites. Les auteurs sont auditionnés et les procès-verbaux nous sont transmis», note Pierre-Joseph Udry, du Service valaisan de la circulation routière. Quelques dizaines de cas ont été traités depuis un an.

«Tant que les gens lèvent le pied...»

Reste que le Vieux Pays fait exception. «Je n'ai jamais été confronté à cela sur aucune de mes pages», indique l'administrateur de plusieurs groupes romands populaires. Les polices cantonales contactées confirment: pas une seule n'a dénoncé qui que ce soit à ce jour. «Nous essayons plutôt de discuter avec les auteurs. En général, cela se passe bien et il n'y pas besoin de dénoncer», indiquent en chœur les forces de l'ordre vaudoises et fribourgeoises. «Même si la pratique est illégale, nous ne la traquons pas, ajoute la police neuchâteloise. Après tout, tant que les gens lèvent le pied...»

En Valais, la police se dit tout simplement «sensible à la question» des alertes, mais elle assure que cette chasse n'est «qu'une occupation accessoire».

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