Actualisé 16.11.2013 à 12:33

Corée du SudPajtim Kasami: la nouvelle «star» de la Nati

La «star» de l'équipe à Séoul, c'était lui! Lors de la balade organisée samedi après-midi dans l'ancien palais royal, Pajtim Kasami n'a cessé de poser pour tous les fans qui n'ont pas tardé à le reconnaître.

Un mois seulement a suffi à Pajtim Kasami pour entrer dans une autre dimension.

Un mois seulement a suffi à Pajtim Kasami pour entrer dans une autre dimension.

Dingues de foot en général et de la Premier League en particulier, ses admirateurs avaient sans doute vu son but inscrit du gauche la veille au soir lors de la défaite 2-1 concédée devant la Corée du Sud. Ou garder encore en mémoire le souvenir de sa frappe du droit «à la Van Basten» du 21 octobre contre Crystal Palace.

Rattraper le temps perdu

Un mois seulement a suffi à Pajtim Kasami pour entrer dans une autre dimension. A 21 ans, le joueur de Fulham a - enfin - rejoint Ricardo Rodriguez, Granit Xhaka et Haris Seferovic, les trois premiers Champions du monde M17 à s'être imposés en équipe A. Il donne l'impression de vouloir rattraper le temps perdu, ces trois saisons à tenter de gagner une place de titulaire en Italie et en Angleterre. Depuis cet été, Kasami l'a obtenue à Fulham, où il évolue le plus souvent sur le flanc gauche.

«Mais Pajtim peut également jouer dans l'axe et sur le flanc droit, souligne Ottmar Hitzfeld. Avec lui, je bénéficie désormais de nouvelles options. Son avènement va un peu me «compliquer» la tâche à l'heure de bâtir mon équipe. Mais un tel problème n'est pas pour me déplaire. Au contraire!» A Séoul, Kasami a joué dans l'axe, reléguant Xhaka sur le côté droit. Au Brésil, Ottmar Hitzfeld pourrait aussi l'aligner sur le flanc gauche à la place de Stocker. «Pajtim ne peut, à mes yeux, entrer en ligne de compte que s'il joue régulièrement, poursuit Ottmar Hitzfeld. Il est un joueur très robuste, mais un joueur qui doit vraiment enchaîner les matches pour ne pas perdre le rythme.»

Un bug providentiel

Le destin de Pajtim Kasami n'a peut-être tenu qu'à un bug d'internet. Le 31 janvier dernier, une panne de réseau avait empêché à la dernière seconde son prêt à Pescara. Les portes de la Serie A refermées de manière abrupte, le Zurichois n'avait plus qu'une seule alternative pour bénéficier d'un temps de jeu au printemps: la Super League. Trois ans après une pige de six mois réussie à Bellinzone, il signait à Lucerne où, dit-il, il «s'est forgé une nouvelle confiance». «Ce prêt à Lucerne m'a permis de retrouver tous mes moyens et d'attaquer dans les meilleures conditions la préparation d'avant-saison à Fulham. Carlos Bernegger a tenu un discours qui m'a fait du bien. Il m'a dit que j'avais toutes les armes pour réussir dans un grand championnat.»

Cette fois, il pouvait convaincre Martin Jol, l'entraîneur néerlandais des Londoniens, qu'il avait vraiment l'étoffe d'un joueur de Premier League. «En 2011, j'avais pris le train en marche. L'équipe avait dû jouer très tôt en juillet et mon transfert s'était finalisé un peu tard, se souvient-il. En 2012, j'avais manqué la préparation en raison du tournoi olympique. Cette année, je ne voulais pas laisser passer ma chance.»

Sous contrat avec Fulham jusqu'en 2015, Pajtim Kasami arrêtera d'ici trois mois un nouveau choix de carrière. Conseillé par Mino Raiola, l'agent de Zlatan Ibrahimovic, Kasami serait dans la ligne de mire de Schalke 04, du Bayer Leverkusen et de la Juventus. Il confie également l'intérêt émis par le Paris Saint-Germain «si Thiago Motta devait partir l'été prochain». Il confesse que jouer à Paris dans le club «où Zlatan est le boss» le «tente». «Paris n'est-t-il pas aujourd'hui l'une des cinq meilleures équipes d'Europe?» demande-t-il comme pour avaliser son choix. (si)

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