Palpitations et sueurs froides chez les urgentistes
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Palpitations et sueurs froides chez les urgentistes

GENEVE – Le nombre d'interventions de la cardiomobile a presque doublé en quatre ans. L'augmentation est-elle artificielle?

Les douze employés du véhicule cardiomobile du service des urgences des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) n'ont jamais été autant sollicités. Près de 4500 sorties ont été recensées l'année passée. Selon une source confidentielle, «près de la moitié de ces interventions seraient injustifiées». Propos totalement démentis par Marc Niquille. Pour le médecin-chef et responsable du service des cardiomobiles, malgré la forte augmentation de l'activité, «les cas deviennent au contraire de plus en plus lourds et graves». Selon lui, seule la récente réorganisation du service permet

de faire face efficacement à l'urgence. Intégrés au Service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR), les cardios emmènent systématiquement avec eux un médecin. Sur les lieux d'intervention, ce dernier peut apporter une aide directe aux ambulanciers et à la victime.

Reste la question du degré de gravité. L'intensité est évaluée selon une échelle nommée «NACA». Celle-ci va de 1 (cas léger) à 7 (décès constaté). Selon la même source confidentielle, il peut arriver que ce degré soit artificiellement «gonflé» pour des questions statistiques. «Pour rentabiliser le service», affirme la personne sous couvert d'anonymat. «C'est absolument faux, réfute le médecin-chef. Tous les cas traités sont graves et nécessitent une intervention rapide de nos services.»

Shahïn Ammane

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