Actualisé 05.04.2006 à 08:16

Panini et les hommes politiques romands

La fièvre Panini ne semble pas près de gagner les hommes politiques romands. A l'exception peut-être du popiste Josef Zisyadis.

Les images de footballeurs à coller dans un album débarquent officiellement vendredi. Même si, en Suisse alémanique, un grossiste en a déjà mis en vente samedi. Des millions de pochettes devraient s'arracher dans notre pays. D'autant plus que, cette année, véritable événement, la Suisse est de la partie. Les trombines de Frei ou de Senderos côtoieront donc celles de Ronaldinho ou de Beckham.

Les parlementaires interrogés sont en revanche unanimes à dire que ce n'est pas demain la veille qu'on entendra sous la Coupole fédérale: «Je te donne trois joueurs coréens contre un Italien.»

Emmanuelle Robert

Pierre Kohler, conseiller national PDC/JU

«J'ai arrêté d'acheter les vignettes à 13 ans; mais, petit, j'ai fait toutes les collections. Si cela fait plaisir à mon fils de 6 ans, je ferai volontiers celle-ci avec lui. Et pourquoi ne lanceraient-ils pas une collection sur le monde politique?»

Josef Zisyadis, conseiller national POP/VD

«J'ai déjà l'album, ça me rappelle mon enfance; mais je n'achèterai pas les vignettes. Quand j'avais 9 ans, en 1966, je les échangeais. J'estime à 0% les chances d'échanges

de vignettes au Parlement, ils sont trop individualistes.»

Pierre Maudet, président du PRD/GE

«J'ai arrêté à 8 ans, avec le cahier pour le Mexique en 1986. J'ai mis des semaines à trouver la vignette dorée. C'était 40 ct. le paquet de six, et les parents étaient contents de voir qu'on économisait pour autre chose que les bonbons.

Oscar Tosato, municipal, PS, Lausanne

«J'ai eu beaucoup de plaisir à les échanger, mais cela coûtait cher d'avoir les équipes au complet. C'était émouvant de demander le livre au kiosque. Avec l'âge, l'envie d'aller voir les matches est devenue plus forte que celle de collectionner.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!