Grèce: Papandréou doit démissionner
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GrècePapandréou doit démissionner

Le leader de l'opposition de droite Antonis Samaras a appelé dimanche le Premier ministre Georges Papandréou à démissionner pour cesser de «faire obstacle» à une issue à la crise politique.

«Tant que M. Papandréou ne décide pas ce qu'il va faire, il fait obstacle à toute solution (...). Je suis décidé à apporter mon aide, s'il démissionne tout suivra son cours», a lancé M. Samaras, pressé par M. Papandréou, qui s'est affirmé prêt à passer la main, de contribuer à la formation d'un gouvernement d'union nationale pour sauver le pays d'une dérive le menaçant de faillite et de sortie de l'euro.

Avant son entrée à la présidence, le leader de l'opposition avait jugé que la Grèce devait «envoyer un message de stabilité».

«J'ai conscience de l'angoisse du peuple grec, chacun doit prendre ses responsabilités, nous devons envoyer un message de stabilité et de confiance vers l'extérieur, un message de stabilité et de normalité vers l'intérieur», a-t-il dit. «Vous dites ce que je voulais dire», a répondu M. Papoulias.

M. Papandréou qui s'est affirmé prêt à passer la main, demande depuis plusieurs mois à l'opposition de droite de contribuer à la formation d'un gouvernement d'union nationale pour sauver le pays d'une dérive le menaçant de faillite et de sortie de l'euro. Mais il s'est heurté au refus de M. Samaras, qui conteste une partie du plan d'austérité lié à l'aide financière débloquée par l'Union européenne et le Fonds monétaire international. (afp)

Pas de démission de Papandréou sans accord de gouvernement d'union

Le gouvernement socialiste grec exclut toute démission de Georges Papandréou, avant qu'un accord entre partis soit conclu sur la formation d'une nouvelle équipe de coalition et «la désignation d'un nouveau Premier ministre», a indiqué à l'AFP une source gouvernementale.

«Il ne peut pas y avoir de démission sans accord sur un gouvernement car il y aurait un vide de pouvoir, il faut d'abord un accord entre partis et la désignation d'un nouveau Premier ministre», a précisé cette source, soulignant que le gouvernement souhaitait un tel accord «aujourd'hui» (dimanche), et rappelant que M. Papandréou n'a cessé ces derniers jours de se dire prêt à céder la main une fois le relais de son équipe pris.

L'Eglise orthodoxe de Grèce prêche elle aussi l'union nationale

L'influente Eglise orthodoxe de Grèce est intervenue dimanche dans le grand marchandage politique en cours pour trouver un nouveau gouvernement au pays en crise, appelant les partis à «assumer leurs responsabilités historiques».

Dans une déclaration postée sur le site internet de l'Eglise, son chef, Mgr Iéronimos, met en garde, au vu des «heures cruciales» vécues par le pays, contre toute «erreur ou tout calcul qui ne viserait pas exclusivement à (répondre à) l'intérêt national». Il demande aux «forces politiques d'accomplir leur devoir national».

Peu coutumier de telles interventions publiques, en dépit du poids de l'Eglise, qui n'est pas séparée de l'Etat, au sein d'une population très majoritairement orthodoxe, le prélat a lancé cet appel à la fin d'une semaine de psychodrame politique à rebondissements, le Premier ministre Georges Papandréou étant poussé vers la sortie par la grogne face aux mesures d'austérité.

Dans un pays menacé de faillite et de sortie de l'euro par son surendettement et ses déficits, l'Eglise grecque est appelée par une part croissante de l'opinion à rendre des comptes sur la grande fortune dont elle est créditée, et à contribuer à renflouer des caisses publiques à sec.

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