Lausanne: Parfois, la police tire pour faire de l'art
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LausanneParfois, la police tire pour faire de l'art

Une artiste brésilienne a requis les compétences des forces de l'ordre de Lausanne pour créer une oeuvre qui sera exposée au mudac dès le mois prochain.

par
ywe
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La police de Lausanne a participé à la création d'une oeuvre.

La police de Lausanne a participé à la création d'une oeuvre.

mudac
Le but était de tirer sur des plaques d'alu rectangulaires.

Le but était de tirer sur des plaques d'alu rectangulaires.

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Les oeuvres seront présentées lors de la prochaine exposition du musée, consacrée aux armes à feu.

Les oeuvres seront présentées lors de la prochaine exposition du musée, consacrée aux armes à feu.

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Des tirs ont retenti jeudi 1er février au stand de tir de Vernand, à Romanel. Rien d'inhabituel, si ce n'est la raison de ceux-ci. La mission était en effet bien particulière. Dans le cadre de la prochaine exposition au Musée de design et d'arts appliqués contemporains (mudac), l'artiste Clara Ianni, spécialement venue du Brésil, a pu bénéficier des services d'un instructeur responsable du domaine du tir de la police de Lausanne.

Fusil à pompe des unités spéciales, fusil d'assaut, 9mm, plusieurs types d'armes ont été utilisés pour tirer sur des plaques d'alu rectangulaires. Celles-ci seront présentées dès le 13 mars prochain lors de l'exposition «Ligne de mire», qui se consacre à l'univers des armes à feu, «ces objets ambigus, aussi fascinants que répulsifs, pulsionnels que meurtriers», décrit le mudac.

«Nous avons eu un très bon contact avec l'artiste», commente Sébastien Jost, porte-parole de la police de Lausanne. Clara Ianni n'en est pas à son coup d'essai. Elle a déjà mené à bien pareil projet au Brésil et en Allemagne. Le tout dans le but de «questionner la manière dont on délègue le pouvoir aux autorités officielles», selon la présentation du mudac.

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