France: Paris baisse le prix de l'essence de 4 à 6 ct.
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FranceParis baisse le prix de l'essence de 4 à 6 ct.

Les prix des carburants vont baisser dans les 24 heures de quatre à six centimes d'euros par litre, selon les déclarations du ministre français de l'Economie Pierre Moscovici.

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a annoncé une baisse du coût sur les carburants.

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a annoncé une baisse du coût sur les carburants.

Cette mesure «sera mise en place pour 3 mois», avant de «mettre en place un mécanisme plus pérenne», a expliqué le ministre à l'issue d'une réunion avec les industriels de la filière.

«Cette décision sera applicable dans les 24 heures et donc les prix à la pompe vont baisser maintenant», a ajouté le ministre, précisant que cela représenterait pour l'Etat «un effort qui sera d'environ 300 millions d'euros».

Le gouvernement français a opté pour une baisse «modeste» et «provisoire» des taxes sur les carburants pour lutter contre l'envolée des prix à la pompe, une solution coûteuse pour l'Etat mais plus simple que le gel des prix initialement prôné par François Hollande.

Cette promesse de campagne du candidat Hollande, jugée démagogique par la droite, avait été mise entre parenthèses après son élection en raison d'un reflux temporaire des cours de l'or noir.

Confronté à leur violente remontée cet été, le ministre de l'Economie avait indiqué la semaine dernière étudier «toutes les options à sa disposition» pour enrayer ce phénomène qui mine le pouvoir d'achat des Français.

Le gouvernement a obtenu des professionnels du secteur un geste pour lutter contre la cherté des carburants, après s'être engagé de son côté à diminuer de quelques centimes la fiscalité sur le gazole et l'essence.

«Ce sera à chaque opérateur d'annoncer jusqu'où il pourra aller», a indiqué mardi le président de l'Union française des industries pétrolières, Jean-Louis Schilansky, confirmant que la baisse serait «immédiate».

Une baisse trop importante des taxes risquait de coûter très cher à l'Etat, en le privant de juteuses recettes fiscales au moment où il est engagé dans un effort sans précédent de réduction des déficits. (ap)

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