Actualisé 08.09.2015 à 15:22

Syrie

Paris mène ses premiers vols de reconnaissance

Trois avions ont survolé la Syrie un jour après le feu vert de François Hollande. La Grande-Bretagne a également mené des raids de drones.

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29.06 La ville irakienne de Fallouja a été libérée de l'emprise de l'Etat islamique, mais elle a beaucoup souffert.

29.06 La ville irakienne de Fallouja a été libérée de l'emprise de l'Etat islamique, mais elle a beaucoup souffert.

Osamah Waheeb
31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

Keystone/AP
24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

Thaier Al-sudani

La France a effectué mardi ses premiers vols de reconnaissance en Syrie, au lendemain de l'annonce par François Hollande d'un changement de stratégie à l'égard de l'Etat islamique (EI). La Grande-Bretagne, elle, a justifié ses raids de drones face aux critiques.

Selon l'état-major français, ces vols ont été menés par deux avions Rafale équipés d'appareils photo et vidéo. Un C-135 ravitailleur français a également participé à la mission afin de fournir du carburant aux avions, selon une source militaire.

«Des missions similaires pourraient être effectuées dans les jours à venir», a indiqué une source au ministère de la Défense. Elles doivent ensuite permettre de mener d'éventuelles frappes.

Opérations similaires en Irak

Jusqu'alors, la France s'était interdit d'intervenir militairement en Syrie au motif qu'elle craignait que cela ne serve les intérêts du président syrien Bachar el-Assad dont Paris réclame le départ, le jugeant principal responsable de la guerre en cours dans son pays.

Lundi, le président français avait ordonné à l'armée française de mener des opérations aériennes de renseignement au-dessus de la Syrie, comme elle le fait depuis un an en Irak.

Cameron justifie les frappes britanniques

Le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, a quant à lui déclaré mardi que d'autres raids de drones pourraient être menés en Syrie au cours des prochaines semaines, en cas de nécessité.

Le 21 août, trois djihadistes de l'EI avaient été tués par un drone de la Royal Air Force en Syrie. Cette frappe était la première du Royaume-Uni dans le pays. Révélée lundi par le Premier ministre David Cameron, l'attaque a été justifiée en affirmant que ces hommes préparaient des attentats dans des pays occidentaux et notamment au Royaume-Uni.

«Nous n'avons pas la permission (du parlement) de mener des opérations militaires en Syrie», a admis Michael Fallon. Mais «le Premier ministre a été très clair lors du débat organisé l'an dernier (concernant des frappes en Irak, ndlr) sur le fait que si l'intérêt national était en jeu, nous n'hésiterions pas à agir avant de demander la permission. Et qu'il viendrait ensuite s'en expliquer devant le Parlement, comme hier», a-t-il ajouté. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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