Actualisé 13.07.2016 à 15:16

Banque

Paris ne veut pas de Barroso chez Goldman Sachs

Les Européens n'ont pas oublié le rôle joué par la banque dans la crise de 2008, et du trucage des comptes publics de la Grèce.

L'ancien président de la Commission européenne a déclenché un tollé après avoir été embauché par la banque d'affaires américaine.

L'ancien président de la Commission européenne a déclenché un tollé après avoir été embauché par la banque d'affaires américaine.

photo: Keystone

La France a demandé mercredi à l'ancien président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, de renoncer à rejoindre la banque d'affaires américaine Goldman Sachs. Ce recrutement a suscité un tollé au sein de l'Union européenne (UE).

Cette embauche est «scandaleuse, compte tenu du rôle joué par cet établissement financier dans la crise financière de 2008, mais aussi du trucage des comptes publics de la Grèce», a martelé le secrétaire d'Etat français aux affaires européennes, Harlem Désir, lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

«Le lit des anti-européens»

«Moralement, politiquement, déontologiquement, c'est une faute de la part de M. Barroso. C'est le pire service qu'un ancien président d'une institution européenne pouvait rendre au projet européen, à un moment de l'Histoire où il a au contraire besoin d'être soutenu, porté et renforcé», a-t-il poursuivi.

«José Manuel Barroso fait avec cette affaire le lit des anti-européens. Je l'appelle donc solennellement à renoncer», a ajouté Harlem Désir.

Goldman Sachs a annoncé le 15 juillet le recrutement de l'ex-président de la Commission européenne comme conseiller et président non-exécutif de ses activités internationales. Cette embauche intervient alors que la banque doit se préparer aux conséquences de la sortie annoncée du Royaume-Uni de l'UE. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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