Vaccins de Novartis: Paris, Rome et Vienne lèvent l'interdiction

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Vaccins de NovartisParis, Rome et Vienne lèvent l'interdiction

Les vaccins antigrippaux de Novartis pourront être utilisés. L'interdiction de livraison qui pesaient sur eux a été levée.

Les vaccins de Novartis peuvent désormais être livrés.

Les vaccins de Novartis peuvent désormais être livrés.

Après l'Italie et l'Autriche, la France a à son tour levé vendredi l'interdiction de livraison des vaccins antigrippaux du laboratoire helvétique Novartis. Les autorités sanitaires italiennes ont jugé qu'après vérification, ils ne présentaient pas de risque pour la santé.

La suspension de lots de ce vaccin avait été ordonnée, par précaution, par l'Agence française du médicament (ANSM) à la suite du constat de la présence de particules blanches dans des vaccins de cette marque en Italie et en Suisse. «La décision française est simultanée à celle de l'Italie, pays de référence de l'enregistrement d'Agrippal dans l'Union Européenne», a précisé Novartis vendredi soir dans un communiqué.

«La décision a été rendue possible grâce à des vérifications approfondies qui ont été effectuées, à titre de précaution et pour protéger la santé publique», a expliqué pour sa part l'Agence italienne des médicaments (AIFA) dans un communiqué.

Nouvelles vérifications nécessaires

Le 24 octobre dernier, le ministère italien de la Santé avait ordonné l'arrêt des ventes à cause de ces particules découvertes dans des doses de vaccin Novartis. Il avait immédiatement interdit l'utilisation des vaccins Agrippal, Fluad et Influpozzi.

L'AIFA avait alors décidé, sur la base des documents fournis par Novartis, «qu'il était nécessaire de procéder à de nouvelles vérifications concernant la qualité et la sûreté» de ces vaccins qui pourraient «produire des effets collatéraux et des réactions non désirées». Le ministère italien avait demandé à la population de ne pas acheter et de ne pas utiliser ces vaccins.

Berne avait dans la foulée décrété l'arrêt des livraisons d'Agrippal et de Fluad. Divers autres pays, comme l'Autriche, l'Allemagne, la France, le Canada avaient réagi de la même manière. La Suisse et le Canada avaient levé leur interdiction le 31 octobre. Paris, Rome et Vienne ont fait de même vendredi, tandis que Berlin n'a pas encore pris de décision dans ce sens.

«Les particules blanches partiellement visibles ne sont aucunement des impuretés externes, mais des agglutinations de composants protéiques ordinaires du vaccin», avait déclaré Swissmedic, l'agence suisse des médicaments.

(ats/afp)

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