Actualisé 19.12.2012 à 15:34

Corée du Sud

Park Geun-Hye élue présidente

Park Geun-hye, la candidate conservatrice, a été élue mercredi présidente de la Corée du Sud. Mme Park est la première femme à diriger ce pays.

Park Geun-hye aurait une courte majorité.

Park Geun-hye aurait une courte majorité.

La victoire de la candidate du parti conservateur, Park Geun-Hye, à la présidentielle de mercredi en Corée du Sud a été publiquement reconnue par son adversaire de centre gauche, Moon Jae-In.

«Tout le monde a fait de son mieux, mais je n'ai pas été en mesure» de gagner, a dit M. Moon aux journalistes à l'extérieur de son domicile à Séoul. «J'accepte humblement le résultat de l'élection», a-t-il ajouté.

Lente marche vers la démocratie

Les Sud-Coréens réclamant des réformes étaient appelés à choisir leur nouveau président au cours d'un scrutin qui s'annonçait très serré. La journée avait été déclarée fériée pour permettre aux 40 millions d'électeurs inscrits de s'acquitter de leur devoir électoral. La participation a été élevée, ce que les politologues estimaient plutôt comme un avantage pour Moon Jae-in.

Dépeints comme des candidats de l'immobilisme par une partie de l'électorat lassée de la corruption et de l'emprise des conglomérats, Mme Park et M. Moon témoignent de la pénible marche de la Corée du Sud vers la démocratie, chacun aux deux extrémités du spectre.

Park Heun-hye, 60 ans, est la fille de Park Chung-hee, qui a régné en autocrate brutal pendant 18 ans jusqu'à son assassinat en 1979. Sa mère était tombée cinq ans plus tôt sous les balles d'un militant partisan de la Corée du Nord qui visait le dictateur.

Moon Jae-In, 59 ans, est quant à lui une figure des années noires, adversaire notoire des militaires qui a payé de sa liberté son engagement démocratique dans les années 1970.

«Changer le monde»

Tous deux ont fait les yeux doux aux classes moyennes et populaires et promis de lutter contre les inégalités sociales qui ne cessent de se creuser.

M. Moon a affirmé que les Sud-Coréens avaient l'occasion de «changer le monde avec leur vote» après cinq années de présidence conservatrice de Lee Myung-bak. «Cette élection porte sur nos moyens d'existence, la démocratisation de l'économie, la sécurité sociale et la paix sur la péninsule coréenne», a-t-il lancé en votant à Busan (sud).

(ats)

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