Ville de Genève: Parking transformé en logements relais au centre
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Ville de GenèveParking transformé en logements relais au centre

La Ville a inauguré une vingtaine d'habitations destinée aux personnes vivant dans des situations précaires.

par
Maria Pineiro
La structure modulaire comprend quatre étages, juste derrière la gare.

La structure modulaire comprend quatre étages, juste derrière la gare.

Nicole Zermatten

Huit années d'efforts étaient couronnées mardi matin derrière la gare Cornavin. A la place d'un parking extérieur coincé entre plusieurs immeubles est venue se caler une structure de quatre étages. Elle abrite des logements modulaires temporaires construits par la Ville de Genève. «Il a fallu seulement trois jours pour monter les quatre étages», a souligné Rémy Pagani, conseiller administratif chargé des constructions et de l'aménagement.

Vingt modules préfabriqués en bois, dix-neuf appartements et un local technique, occupent désormais cet espace. D'une surface de vingt mètres carrés, ils comprennent chacun un espace à coucher, une cuisine et une salle de bains. Le bois utilisé et le mobilier donnent un aspect chaleureux aux intérieurs, qui tranche avec des extérieurs, très fonctionnels fait de poutres et d'escaliers métalliques.

Maximum deux ans

Ces logements sont destinés aux personnes en difficulté, qui n'ont pas accès au marché classique. «Il s'agit d'établir une passerelle temporaire entre un habitat précaire et un bail à long terme. Dans l'idéal, les personnes devraient rester deux ans au maximum», a expliqué Esther Alder, magistrate responsable de la cohésion sociale et de la solidarité. Les usagers des lieux paieront un loyer correspondant à leurs capacités financières. Ils seront pris en charge par les services sociaux de la Ville, notamment l'Unité de logement temporaire. «Les premiers déménagements interviendront ces prochaines semaines», a-t-elle ajouté.

La structure inaugurée mardi n'a pas vocation à perdurer ad vitam eternam. «Elle devrait rester en place une dizaine d'années, probablement jusqu'au réaménagement des abords de la gare. Ensuite, elle sera démontée et remontée au gré des terrains disponibles», a précisé Rémy Pagani. sa collègue, Esther Alder, a quant à elle espéré que cette première «fera des petits».

Valérie Spagna, directrice de l'accueil de nuit de l'Armée du Salut, a exprimé «une grande satisfaction à voir la Ville se saisir de la problématique du logement précaire». Néanmoins, la question des sans domicile fixe perdure, puisque la nouvelle structure ne leur est, a priori, pas destinée. Les associations entendent proposer des solutions dans le courant de l'été, a-t-elle indiqué.

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