Suisse-UE: Parmelin prêt à se rendre à Bruxelles pour négocier l’accord-cadre
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Suisse-UEParmelin prêt à se rendre à Bruxelles pour négocier l’accord-cadre

Le président de la Confédération et ses collègues du Conseil fédéral auraient l’intention d’intervenir directement dans les négociations pour l’accord-cadre avec l’Union européenne. L’UDC n’applaudit pas.

Interview mit Bundesrat Guy Parmelin in Bern.
20min/Tarek El Sayed

Interview mit Bundesrat Guy Parmelin in Bern.
20min/Tarek El Sayed

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Face au manque de progrès dans les négociations, «le Conseil fédéral doit et veut encore analyser la situation et mener des discussions avec l’UE elle-même. Si nécessaire, je me rendrai bien sûr à Bruxelles», a confirmé le président de la Confédération Guy Parmelin à la SonntagsZeitung du jour.

S’il n’a pas encore été décidé qui mènera avec le Vaudois ces discussions avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le principal candidat serait le chef du Département des affaires étrangères Ignazio Cassis. Karin Keller-Sutter, qui, comme ses deux collègues, est membre de la Commission des affaires européennes du Conseil fédéral, pourrait également être de la partie.

Du côté de l’UDC, eurosceptique, le projet n’enchante guère. «Je suis contre le fait que Guy Parmelin se rende à Bruxelles», déclare le chef du groupe aux Chambres, Thomas Aeschi. Selon lui, Ignazio Cassis devrait également s’abstenir: «confier aux conseillers fédéraux les négociations finales serait de loin la plus grosse erreur.» Selon l’UDC, ils ne devraient négocier eux-mêmes que s’ils ont de bonnes chances de succès. Thomas Aeschi craint en effet qu’en cas d’échec des négociations, Guy Parmelin (UDC) et Ignazio Cassis (PLR) «soient les seuls boucs émissaires. Il ne faut pas en arriver là. L’UE doit assumer la responsabilité de tout échec.»

Un «devoir» du Conseil fédéral

Autre avis du côté du conseiller national Hans-Peter Portmann (PLR/ZH): il ne pense pas que les ministres concernés puissent perdre la face en cas d’échec, et même qu’«il serait politiquement naïf de ne pas envoyer les conseillers fédéraux à Bruxelles.» Selon lui il serait encore possible de parvenir à un accord avec l’UE, raison pour laquelle «le Conseil fédéral n’a pas seulement le devoir de négocier lui-même. Il est également d’usage de le faire», estime-t-il. «Avec le Brexit, par exemple, le Premier ministre britannique Boris Johnson est intervenu à plusieurs reprises», constate-t-il.

(ewe)

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