Actualisé 11.03.2013 à 06:09

Genève

Parquer aux HUG: le calvaire des employés

Il faut attendre en moyenne neuf ans pour obtenir un abonnement au parking de l'hôpital cantonal de Genève. La grogne monte.

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Sans les nouveaux critères la liste d'attente aurait doublé, assure la direction. (Photo: tpi)

Sans les nouveaux critères la liste d'attente aurait doublé, assure la direction. (Photo: tpi)

La situation est tendue. Sur le site principal des Hôpitaux universitaires (HUG), il existe 900 places de stationnement pour 11 000 collaborateurs. La direction délivre 1500 abonnements, mais la demande est telle, qu'il faut patienter en moyenne neuf ans pour obtenir un sésame.

De quoi échauffer les esprits de certains qui n'hésitent plus à s'en plaindre. «On en a marre. Avant, les places de stationnement étaient réservées aux anciens. Maintenant elle sont squattées par les frontaliers!», tonne un employé. En outre, le syndicat SSP dénonçait la semaine dernière des passes-droit auxquels auraient droit certains cadres.

Mesures compensatoires

Pourtant, les critères d'attribution des places ont changé en 2010. De contractuels, ils sont devenus objectifs. Il faut habiter à plus d'une heure de transport public des HUG pour pouvoir prétendre à une place, ou pouvoir justifier de problèmes de mobilité. De fait, 60% des autos qui sont stationnées ne portent pas de plaques genevoises.

«Ce n'est pas parce qu'on est frontalier qu'on est prioritaire», rassure Mouna Asal, chargée du plan mobilité des HUG. Les nouvelles directives sont jugées nettement plus «équitables». «Cette situation évoluera certainement lorsque le CEVA verra le jour», note-t-elle. Des mesures compensatoires ont été mises en place comme le financement d'abonnement TPG.

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