Actualisé 02.08.2019 à 19:28

Chanteuse de folklore kosovare

«Pas assez qualifiée» pour chanter en Suisse

La chanteuse kosovare Xhevahire Bytyqi s'est vue refuser un séjour courte durée en Suisse. Motif? La jeune femme n'a pas pu prouver son degré de célébrité.

de
mon/szu
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Xhevahire Bytyqi, chanteuse de folklore kosovare, aurait dû se produire en Suisse entre septembre 2018 et avril 2019.

Xhevahire Bytyqi, chanteuse de folklore kosovare, aurait dû se produire en Suisse entre septembre 2018 et avril 2019.

Screenshot Youtube
Mais son permis de séjour de courte durée lui a été refusé.

Mais son permis de séjour de courte durée lui a été refusé.

Keystone/Steffen Schmidt
Elle s'est pourtant régulièrement rendue en Suisse depuis 2004.

Elle s'est pourtant régulièrement rendue en Suisse depuis 2004.

Screenshot Youtube

Xhevahire Bytyqi, chanteuse de folklore kosovare, aurait dû se produire en Suisse entre septembre 2018 et avril 2019. Mais son permis de séjour de courte durée lui a été refusé, rapporte la Neue Zürcher Zeitung.

Cette décision a été prise par le bureau des migrations de Zurich, qui estime que la jeune femme n'est «pas assez qualifiée» pour chanter en terres helvétiques. Aussi, les autorités estiment que son degré de célébrité, même au sein de son pays d'origine, n'est pas suffisamment prouvé.

Selon le quotidien alémanique, le bureau des migrations en serait venu à cette conclusion en faisant quelques recherches sur YouTube. C'est ainsi qu'ils ont découvert que les trois clips de la chanteuse avaient été visionnés entre 3500 et 31'000 fois. Trop peu pour être considérée comme étant une musicienne reconnue.

De vaines tentatives

Une directive émise par l'Office fédéral des migrations exige, en effet, que les artistes qui souhaitent obtenir un permis de séjour de courte de durée doivent «garantir une prestation musicale de haut niveau».

Devant cette décision, la principale intéressée a tenu à faire une nouvelle demande, en présentant son diplôme d'études secondaires dans le domaine musical. Elle est, encore une fois, restée lettre morte. Et le fait qu'elle se soit régulièrement rendue en Suisse depuis 2004 n'a également pas joué en sa faveur. La Direction de la sécurité de Zurich, du même avis, a rejeté l'appel.

«Les autorités n'ont-elles pas mieux à faire?»

Interviewé par 20 Minuten, le directeur d'une agence d'événementiel s'insurge contre la décision des autorités zurichoises: «Ce n'est pas le travail d'un bureau de juger de la qualité artistique. En outre, ils n'ont pas les connaissances nécessaires pour juger de qualité d'une musique. N'ont-ils rien de mieux à faire?»

De son côté, un avocat spécialiste du droit du travail affirme que les autorités ont correctement appliqué la loi: «Mais cela ne veut pas dire qu'il s'agit d'une bonne décision.»

Découvrez l'un de ses titres «Shoqja e zemres»:

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